Ein Ausdruck ist niemals neutral. Unkritisch zu akzeptieren, dass der "digitalen Lehrbuch" bedeutet nicht nur die Genehmigung für einen einfachen Ausdruck, sondern um umfassendere Themen auf. In der Tat enthält den Ausdruck, der weit über das Oxymoron, Formen und Normen, die Finanzbehörden und Leitartikel heißt. Das Paradoxe ist, die Aufrechterhaltung der Ausdruck des Handbuchs, das eine Struktur beschreibt und somit leicht manipulierbar Praxis, sondern ist in erster Linie ein Symbol der Herrschaft Leitartikel über Bildung. Es ist nicht digitale Lehrbücher, die wir brauchen viel weniger digitale Artefakte aus einer Papier-Version verbessert. Diese Handbücher Zerkleinerung Studenten buchstäblich im übertragenen Sinne, verhindern, dass sie den Bau und individualisieren.
Die digitalen bietet uns vielmehr die Gelegenheit, uns von einem System zu befreien veraltet und teuer und äußerst umweltschädliche zur gleichen Zeit. Tonnen von Papier und Tinte verschwendet ist enorm im Hinblick auf ihre tatsächliche bildungspolitische und pädagogische Bedeutung. Sie sind auch das Symbol der Entmachtung der Lehrer einmal in realen Maschinen verwandelt Kopien zu machen, ... Statt des Gebäudes selbst, was pädagogische Arbeit (Arbeit, für die sie noch nicht bezahlt), so dass sie auch die erste echte Nachahmer des Schulsystems und für eine lange Zeit gewesen. Dies bedeutet nicht, sollten sie nicht teilen und Abrufen von Arbeitskollegen, im Gegenteil, aber vorausgesetzt, dass dies in einer effizienten und transparenten Geräte erfolgt über Online-Kurse und-Sharing-Plattformen Schriftstücke, in denen jeder Lehrer ein steinernes Gebäude machen könnten, mit neuen Versionen. Kurz gesagt, das Modell der freien Software müssen wir als qu'ingénierie Bildungs-und nicht ein Modell der technischen Delegation, die wenig Nutzen für unsere Schüler am Ende.
Es bedeutet auch Ausbildung der Lehrer in diesem Prozess zu beteiligen. Neben einer angemessenen Ausbildung könnte es sinnvoll sein, diejenigen, die die meiste Arbeit online zu stellen und Aufbau von Plattformen und digitaler Lehr-Kurs zu belohnen. Diese Auszeichnung konnten die Prämien gezahlt werden. Es ist noch schädlicher, um zu sehen, dass es
Microsoft
ist, das sich auf der Seite der diese Auszeichnung Platz sucht. Es wäre auch nicht schwer, diese Windfall auf dem alten Haushalt Lehrbuch zu finden.
Es bleibt noch viel zu tun, was die Einstellung oft blieb in Umgebungen gefangen, muss jetzt gehen. Die Lehrer sind zunehmend proletarischen sozial (außer vielleicht den Körper des Gesamtumsatzes), sondern auch technisch und pädagogisch, selten zeigen sich fähig, Innovationen gefördert und sind oft nicht zu tun.
Man könnte sich vorstellen, dass der EED diese neue Vision, indem sie die Lehrer mit Hindernissen wie Hosting und technische Wartung Anwendungen, CMS und LMS leitet. Oft Lehrer können weiterhin auf eine Website zum Opfer seines Erfolgs zu erhalten und die Kosten der Unterkunft vor. Ich denke dabei insbesondere
Fabien Crégut
und viele andere. Ich erinnere mich auch, dass meine Website Online-Kurs Lilit & Circe verschwunden ist wegen Mangel an Käufern.
Der Einsatz ist hoch. Ob die Einrichtung ist dies zu ändern, entweder lassen Sie das Feld offen für private Anbieter, die schließlich auch indem sie sich an die Dienste von Lehrern zu den innovativsten, aber unmotiviert. Andernfalls, eines Tages wird die Schulen leer aus Mangel an Studenten.
Une expression n’est jamais neutre. Accepter sans critiques celle de « manuels numériques » ne signifie pas seulement l’agrément à une simple expression, mais bel et bien à des enjeux plus larges. En effet, l’expression recèle, bien au-delà de l’oxymore, des formes et des normes : c’est-à-dire des pouvoirs financiers et éditoriaux. Le paradoxe est donc le maintien de l’expression de manuel qui désigne un ouvrage aisément manipulable et donc pratique mais qui est surtout le symbole d’une mainmise éditoriale sur l’Education. Ce n’est pas de manuels numériques dont nous avons besoin et encore moins d’artefacts numériques améliorés issus d’une version papier. Ces manuels écrasant l’élève au sens propre comme au sens figuré, les empêchant de se construire et de s’individuer.
Le numérique nous offre au contraire l’opportunité de nous affranchir d’un système dépassé et couteux et extrêmement polluant par la même occasion. Les tonnes de papier et d’encre gaspillés sont énormes au regard de leur réel portée pédagogique et éducative. Ils sont également le symbole de la déresponsabilisation des enseignants transformés pour le coup en véritables machines à faire des photocopies…au lieu de construire eux-mêmes ce travail pédagogique (travail pour lequel ils sont pourtant rémunérés), faisant d’eux d’ailleurs les premiers véritables plagiaires du système scolaire et ce depuis fort longtemps. Cela ne signifie pas qu’il ne faille pas partager et récupérer des travaux de collègues, bien au contraire, mais autant que cette démarche s’opère de manière plus efficace et plus transparente via des dispositifs de cours en ligne et des plateformes de partage de documents où chaque enseignant pourrait apporter sa pierre à l’édifice, proposer de nouvelles versions. En Bref, c’est le modèle des logiciels libres dont nous avons besoin en tant qu’ingénierie pédagogique et nullement un modèle de délégation technologique qui ne profiterait guère à nos élèves au final.
Cela implique aussi de former les enseignants à s’investir dans cette voie. Outre des formations adéquates, il pourrait être opportun de récompenser ceux qui mettent le plus de travaux en ligne et qui construisent plateformes et parcours pédagogiques numériques. Cette récompense pourrait être versée sous forme de primes. Il est quand même dommageable de voir que c’est Microsoft qui cherche à se placer du côté de cette récompense. Il ne serait d’ailleurs pas difficile de trouver cette manne financière sur l’ancien budget des manuels scolaires.
Il reste cependant beaucoup de travail à faire tant les mentalités sont parfois restées bloquées dans des milieux dont il faut aujourd’hui sortir. Les enseignants sont de plus en plus prolétarisés socialement (à l’exception sans doute du corps des agrégés) mais également techniquement et pédagogiquement, se montrant rarement capables d’innover et étant souvent incités à ne pas le faire.
On pourrait imaginer que le CNDP pilote cette nouvelle vision en dégageant les enseignants d’obstacles tels que l’hébergement et la maintenance technique des applications, des Cms et des Lms. Il est fréquent que les enseignants ne peuvent continuer à maintenir un site victime de son succès et devant faire face à des coûts d’hébergements. Je songe notamment à Fabien Crégut et à bien d’autres encore. Je rappelle aussi que mon site de cours en ligne Lilit & Circé a ainsi disparu faute de repreneurs.
Les enjeux sont de taille. Soit l’institution opère ce revirement, soit elle laisse le champ libre aux prestataires privés qui finiront d’ailleurs par s’attacher les services des enseignants les plus innovants mais démotivés. Sans quoi, un jour, les écoles se videront faute d’élèves.
Eine kleine Anmerkung zu zeigen,
ein Tag, an folksonomies
in all seinen Dimensionen, auf die ich freue mich, daran teilzunehmen.
Organisiert von der CNAM und
Labor DICEN,
wird dieser Tag die Gelegenheit, eine erste Einschätzung zu diesem Thema zu machen und prüfen, neue Wege der Forschung und Anwendungen.
Hier sind die geplanten Maßnahmen:
9,30
Einführung des Tages 9.45 bis 10.15 Uhr
Fabien Gandon (INRIA): Semantic Web und folksonomies: Stand der Technik 10h30-11h
Freddy Limpens (INRIA): kooperativen Ansatz und bei der Anreicherung folksonomies unterstützt: zwischen Informatik und Ergonomie. 11.15 bis 11.45
Alexandre Monnin (Universität Paris 1): Die Besonderheit der Kennzeichnung und philosophische Dimension. 12h-12h30
Manuel Zacklad (CNAM): Sozial-, Semantic Web Forschung und offene Informationspolitik: SI zwischen der Beteiligung und Kontrolle.
14h-14h30
Alexandre Gefen (Universität Bordeaux 3): Fabula oder Erfahrung eines kooperativen folksonomy. 14h45-15h15
Patrick Peccatte (Soft Experience): The Machine Flickr Tags und folksonomies kategorisiert. 15h30-15h45
Dominique Besagni Cecilia Fabri, Claire Francis (INIST), Evelyne Broudoux (UVSQ): Vergleichende Studie der Austausch wissenschaftlicher Verweise (CiteULike, BibSonomy, 2collab, Connotea). 16h-16h30
Die Deuff Olivier (Universität Bretagne): Folksonomies und Hypomnemata digital. 16.45 Uhr
Fazit des Tages
Der Ansatz ist interdisziplinär. Ich für meinen Teil habe ich noch nicht voll etabliert die Themen, die ich behandeln wird.
I'll put online Unterstützung meiner Sprache und Gedanken.
Un petit billet pour signaler une journée sur les folksonomies dans toutes ses dimensions à laquelle j’aurais le plaisir de participer.
Organisée par le CNAM et le laboratoire DICEN, cette journée sera l’occasion de réaliser un premier bilan sur le sujet et d’envisager de nouvelles pistes de recherche et d’applications.
Voici les interventions prévues :
9h30 Introduction de la journée 9h45-10h15 Fabien Gandon (INRIA) : Web sémantique et folksonomies : état de l’art 10h30-11h Freddy Limpens (INRIA) : Approche collaborative et assistée à l’enrichissement des folksonomies: entre algorithmie et ergonomie. 11h15-11h45 Alexandre Monnin (Université Paris 1) : La spécifité du tagging et sa dimension philosophique. 12h-12h30 Manuel Zacklad (Cnam) : Web socio-sémantique et recherche ouverte d’information : le SI entre participation et contrôle.
14h-14h30 Alexandre Gefen (Université de Bordeaux 3) : Fabula ou l’expérience d’une folksonomie collaborative. 14h45-15h15 Patrick Peccatte (Soft Experience) : Les Machine tags de Flickr et folksonomies catégorisées. 15h30-15h45 Dominique Besagni, Cécilia Fabri, Claire François (INIST), Evelyne Broudoux (UVSQ) : Étude comparative du partage de références scientifiques (CiteUlike, Bibsonomy, 2Collab, Connotea). 16h-16h30 Olivier Le Deuff (Université de Bretagne) : Folksonomies et hypomnemata numériques. 16h45 Conclusion de la journée
L’approche est donc également transdisciplinaire. Pour ma part, je n’ai pas totalement encore fixé les thématiques que je vais aborder.
Je mettrai en ligne le support de mon intervention et quelques réflexions.
Der Widerspruch zwischen Mensch und Maschine ist ein Köder. Es ist auch eines Vereins, auch wenn es manchmal schädlich sein, das heißt, die unter mehr oder Dissoziation von Proletarisierung, die kommt es mindestens ein Verlust von Wissen und Know-how. Ich komme hier auf diese Aspekte mit ein paar Stellen meiner Doktorarbeit zu arbeiten. Die Technik ist konstitutiver Bestandteil der Kultur ist, dass viele Forscher in verschiedenen Disziplinen bereits begonnen haben, zu zeigen.
Bernard Stiegler Punkte und der sehr technischen Natur der Kultur und ihre Rolle bei der Bildung von Gedächtnis:
Kultur ist nichts anderes als die Fähigkeit, erben von der kollektiven Erfahrung unserer Vorfahren, und das hat schon lange verstanden. Was hat man weniger verstanden wird, dass die Kunst (...) die Bedingung einer solchen Übertragung.
[1]
Um den Ort der Kunst, eine Rückkehr auf die Arbeit von Gilbert Simondon Überprüfung erforderlich ist. Es scheint uns, dass wir vor allem daran erinnern sollte genau die Elemente des Übergangs von der Minderheit zur Mehrheit in Bezug auf die technische Kultur. Gilbert Simondon beschreibt zwei Positionen in der Art der Beziehungen, die wir haben, vis-à-vis technische Objekte: a-moll und ein Major. Diese beiden Positionen müssen von beiden wollen differenziert, um Fallen, die Simondon: Technikfeindlichkeit und Techno-Positionen lediglich indikativ sind der mangelnden Integration von Kunst und Kultur zu vermeiden:
Die Ideen der Versklavung und Befreiung sind zu sehr auf den früheren Status des Menschen als ein technisches Thema anzugehen, um das eigentliche Problem der Beziehung zwischen Mensch und Maschine übereinstimmen. Es ist notwendig, dass die technischen Subjekt an sich bekannt ist, dass die Beziehung zwischen Mensch und Maschine stabiler wird und gültig: woraus sich die Notwendigkeit für technische Wissen.[2]
Simondon Kultur definiert als eine technische Vermittlung, das heißt, als eine Möglichkeit, in einem Umfeld zu handeln. Dies bedeutet einen evolutionären Humanismus, nicht gefroren:
Ebenso zitiert Technologien als Befreiung durch den Fortschritt der Aufklärung, sind nun zu unterjochen Mann angeklagt und reduzieren ihn auf die Sklaverei in den Vergällungsmittel, so dass es fremd, sich durch Spezialisierung ist eine Barriere und eine Quelle von Missverständnissen. Der Schwerpunkt wurde das Prinzip der Partitionierung. Daher kann Humanismus nie eine Lehre oder sogar eine Einstellung, die werden ein für alle Mal und jedes Mal definiert sein könnte, hat die Menschheit zu finden, indem nur die größte Gefahr der Entfremdung.[3]
Es ist daher über den Gegensatz zwischen Kultur und Technologie, Opposition noch immer präsent und aktiv:
Die derzeitige Gegensatz zwischen Kultur und Technologie aus der Tatsache, dass die technischen Gegenstand wird als identisch mit der Maschine. Die Kultur nicht verstehen, die Maschine und ist unzureichend, um die technische Realität, weil es die Maschine sieht, wie ein geschlossener Block.[4]
Dieser Gegensatz zwischen Kultur und Technologie führt zu einer besonderen Form der Verachtung für die qualifizierte Techniker. Diese Spannungen sind in vielen Bereichen und Berufen gefunden. Dies gilt für die regelmäßig an anderer Stelle in den Bereichen Literatur und Bibliotheken, wo es Widerstand zwischen den Befürwortern der allgemeinen Bildung und diejenigen, die für eine stärkere Berücksichtigung der beruflichen Fertigkeiten in bestimmten argumentieren, Für den Wettbewerb
[5].
Wir nehmen zur Kenntnis, dass sehr oft auch Verachtung, ist einfach nur Unwissenheit oder ein Eingeständnis der Unfähigkeit zu der Angelegenheit.
Schließlich ist der Mangel an technischen Kultur durch die Schwierigkeiten bei der Suche nach der richtigen Entfernung erklärt. Es scheint offensichtlich, dass mehr und mehr, die Vision und überhängenden scheint herrisch, fast Management nicht mehr akzeptabel: das Bild des Mannes kontrolliert alle Maschinisten in dem Film
Metropolis
von Fritz Lang, nach hinten werden technische Kultur wie geplant Simondon.
Simondon zaubert Hinweise auf die Einrichtung dieser Kultur Technik, insbesondere im Bildungsbereich, wo er bat nicht um eine Art Pantheon der historischen Persönlichkeiten in der Wissenschaft und die meisten großen Erfindungen, sondern das unmittelbare Verständnis des technischen Gegenstands . ...
L’opposition homme-machine est un leurre. Il s’agit plus d’ailleurs d’une association même si elle peut être parfois néfaste, c’est-à-dire relevant davantage d’une dissociation voire d’une prolétarisation qui se manifeste au moins par une perte de savoirs et de savoir-faire. Je reviens ici sur ces aspects en utilisant quelques passages de mon travail de recherche doctoral. La technique est part constitutive de la culture ce que plusieurs chercheurs dans diverses disciplines ont déjà entrepris de démontrer.
Bernard Stiegler rappelle ainsi le caractère éminemment technique de la culture et son rôle prépondérant dans la constitution de la mémoire :
La culture n’est rien d’autre que la capacité d’hériter collectivement de l’expérience de nos ancêtres et cela a été compris depuis longtemps. Ce qui a été moins compris, c’est que la technique (…) est la condition d’une telle transmission. [1]
Pour effectuer cet examen de la place de la technique, un retour sur les travaux de Gilbert Simondon est nécessaire. Il nous semble notamment qu’il faille retenir justement les éléments de passage de la minorité à la majorité en ce qui concerne la culture technique. Gilbert Simondon décrit deux positions dans le type de relations que nous entretenons vis-à-vis des objets techniques : une mineure et une majeure. Ces deux positions doivent être différenciées des deux écueils que souhaite éviter Simondon : la technophobie et la technophilie, positions qui ne sont que les révélatrices d’une non-intégration de la technique à la culture :
Les idées d’asservissement et de libération sont beaucoup trop liées à l’ancien statut de l’homme comme objet technique pour pouvoir correspondre au vrai problème de la relation de l’homme et de la machine. Il est nécessaire que l’objet technique soit connu en lui-même pour que la relation de l’homme à la machine devienne stable et valide : d’où la nécessité d’une culture technique.[2]
Simondon définit la culture technique comme une médiation, c’est-à-dire comme un moyen d’agir dans un milieu. Cela implique un humanisme évolutif et non figé :
De même, les techniques, invoquées comme libératrices à travers le progrès, au siècle des Lumières, sont aujourd’hui accusées d’asservir l’homme et de le réduire en esclavage en le dénaturant, en le rendant étranger à lui-même par la spécialisation qui est une barrière et une source d’incompréhension. Le centre de convergence est devenu principe de cloisonnement. C’est pourquoi l’humanisme ne peut jamais être une doctrine ni même une attitude qui pourrait se définir une fois pour toutes ; chaque époque doit découvrir son humanisme en l’orientant vers le principal danger d’aliénation.[3]
Il s’agit donc de dépasser l’opposition entre culture et technique, opposition toujours actuelle et active :
L’actuelle opposition entre la culture et la technique résulte du fait que l’objet technique est considéré comme identique à la machine. La culture ne comprend pas la machine ; elle est inadéquate à la réalité technique parce qu’elle considère la machine comme un bloc fermé.[4]
De cette opposition entre culture et technique découle une forme de mépris notamment pour ceux qualifiés de techniciens. Ces tensions se retrouvent dans beaucoup de domaines et de métiers. C’est le cas de manière régulière d’ailleurs dans les secteurs de la documentation et des bibliothèques, où il y a opposition entre les tenants de la culture générale et ceux qui plaident pour une meilleure prise en compte des savoirs-faire professionnels notamment en ce qui concerne les concours[5]. Nous remarquons que très souvent outre du mépris, il s’agit tout simplement de méconnaissance voire d’aveu d’incompétence en la matière.
Finalement, l’absence de culture technique s’explique par la difficulté à se trouver à la bonne distance. Il nous parait évident que de plus en plus, la vision surplombante et dominatrice, quasi managériale n’est plus acceptable : l’image de l’homme contrôlant l’ensemble des machinistes dans le film Metropolis de Fritz Lang nous semble être à rebours de la culture technique telle que l’envisage Simondon.
Simondon évoque des pistes quant à la mise en place de cette culture technique notamment au niveau éducatif où il plaide non pas pour une sorte de panthéon des figures historiques de la science et des plus grandes inventions, mais pour la compréhension directe de l’objet technique. Cette culture technique implique l’action, « le faire » non pas dans la seule volonté de reproduire, mais dans celle de comprendre et d’améliorer. Cette volonté de rendre meilleur[6] à la fois l’individu-humain et l’individu-machine et au travers leurs relations de permettre le progrès social, repose sur l’invention :
Comprendre Pascal, c’est faire de ses mains une machine telle que la sienne, sans la copier, en la transposant même si possible (…) pour avoir à réinventer au lieu de reproduire.[7]
Nous avons regroupé dans le tableau ci-dessous les différentes attitudes face à la technique.
Etat
Type de relation
Type d’individu
Type de savoirs
Démarche
Parallèle informationnel
Etat minoritaire
Usage irréfléchi
Enfant
Intuition
Intuitive
Usage de l’information via des outils
Etat pré-majoritaire
Maîtrise
Artisan
Habileté
Procédurale
Maîtrise de l’information
Etat majoritaire
Elaboration/amélioration
Ingénieur
Connaissance
Théorique
Conceptualisation scientifique
Culture
Amélioration technique et sociale
Citoyen éclairé
Connaissance et distance
Associative
Stabilité conceptuelle et innovation/culture de l’information
Tableau n°8. Les différents états par rapport à la technique.
L’opposition homme-machine doit donc être dépassée pour un examen bien plus complexe. Il convient donc de se demander si ce ne sont pas les dispositifs sociétaux en tant que mégamachine qui finissent plutôt par s’opposer à l’humain en étant écrasants, trop normalisants ou bien en devenant totalement inefficaces, sclérosés aux prises de décisions d’héritiers du système ou de diverses Cosa Nostra, économiques, politique et même universitaires.
Parfois, les mangas de notre jeunesse peuvent apporter quelques interrogations intéressantes. La figure de Cobra m’a toujours intéressé et les paroles de Paul Persavon, alias Antoine de Caunes nous sont à écouter également. Alors « Homme ou machine », c’est plutôt homme et machine, le secret de Cobra…Une réflexion bien utile, car nous sommes de plus en plus dans l’univers « Zéro » tout autant que dans l’univers « réseau ».
[1] Gilbert SIMONDON. Du mode d’existence des objets techniques. Paris : Aubier. 1989., p.102
2 Ibid., p.145
3 Les listes de diffusion biblio-fr et les listes des professeurs-documentalistes sont fréquemment la scène de tels débats. Ainsi sur la liste e-doc, une professeur-documentation recommandait à ceux qui parlaient techniques d’aller le faire ailleurs car elle « n’y entravait rien » (sic)
4 Il ne s’agit pas pour autant de distinguer « les meilleurs »
5 Gilbert SIMONDON. Du mode d’existence des objets techniques. Op. cit., p.107
[1] Bernard STIEGLER. «Leroi-Gourhan : l’inorganique organisé » Les Cahiers de médiologie, n°6, p. 189. p.193
[2]Gilbert SIMONDON.Du mode d’existence des objets techniques. Op. cit.,P.32
[3] Gilbert SIMONDON. Du mode d’existence des objets techniques. Op. cit., p.102
[5] Les listes de diffusion biblio-fr et les listes des professeurs-documentalistes sont fréquemment la scène de tels débats. Ainsi sur la liste e-doc, une professeur-documentation recommandait à ceux qui parlaient techniques d’aller le faire ailleurs car elle « n’y entravait rien » (sic)
[6] Il ne s’agit pas pour autant de distinguer « les meilleurs »
[7] Gilbert SIMONDON. Du mode d’existence des objets techniques. Op. cit., p.107
Dies sind die ersten Ergebnisse der Untersuchung in kreative Hobbys.
Hier finden Sie mehr als die rohen Ergebnisse der Analyse.
Ich habe jedoch festgestellt vier Profile der Befragten, von denen drei über die Aufteilung der Kreationen.
Hier finden Sie auch einige Visualisierungen.
Ich versuche, auf dem Blog ein paar wichtige Elemente zu analysieren.
Andernfalls, rückte die Analyse, wird es dauern, die Elemente. (weniger als ArchiveSIC gibt es nur wenige Spuren von preprint ...)
Dieses Dokument im pdf: Résultatsloisirscrea
Und Version scribd Résultatsloisirscrea
Voilà les premiers résultats de l’enquête sur les loisirs créatifs.
Vous y trouverez donc plus des résultats bruts que des analyses.
J’ai dégagé toutefois quatre profils de répondants dont trois sur la question du partage des créations.
Vous y trouverez également quelques visualisations.
Je tâcherai d’analyser sur le blog quelques éléments clefs.
Sinon, pour l’analyse de pointe, il faudra attendre les articles. (à moins que sur archivesic, on trouve quelques traces de préprint…)
Voilà le document en pdf : Résultatsloisirscrea
Et en version scribd Résultatsloisirscrea
Ich werde also die ersten Ergebnisse der Erhebung über die Bibliothek 2.0.
Sagte ich so wenig Zeit.
Dies wird in einer wissenschaftlichen Arbeit geschieht und vielleicht in einem anderen Dokument Analyse werden zudem unter den gleichen Bedingungen gebucht werden. Bibliothek Ergebnisse der Umfrage 2
Liest sich gut.
Ich komme bald wieder auch eine andere Untersuchung einer größeren Ausmaßes, als daß ich auf den Netzen der kreative Hobby zu leben.
Je communique donc les premiers résultats de l’enquête sur la bibliothèque 2.0.
Je les commente donc peu pour l’instant.
Ce sera le cas dans un article scientifique et peut-être dans un autre document d’analyse qui sera également mis en ligne sous les mêmes conditions. Résultats Enquête bibliothèque 2
Bonne lecture.
Je reviendrai prochainement également sur une autre enquête d’une plus grande ampleur, celle que je mène sur les réseaux de loisirs créatifs.
Ich hatte nicht viel hinzuzufügen Narvic über die
Positionierung von Apple
und die Tatsache, dass die Ambitionen des kaufmännischen Apfel wirklich nichts zu beneiden, die von Windows. IPAD ist keine
wirkliche Innovation.
Ich gebe den Text von Gilbert Simondon, die nie versagt, damit ich denke jedes Mal, wenn der Apple-Strategie, die immer persönlich Schmeicheleien und wohl auch "das äußere Zeichen von Reichtum":
"Wenn wir bedenken, alle Maschinen, die unsere Zivilisation Buch für die Nutzung durch die einzelnen, sehen wir, dass ihre technischen Merkmale verwischt werden und durch eine undurchdringliche Rhetorik versteckt, mit der Mythologie und eine kollektive Magie bedeckt, es ist fast unmöglich zu klären oder mystifiziert. Die moderne Maschinen verwendeten im Alltag sind vor allem Instrumente der Schmeichelei. Es ist Spitzfindigkeit der Präsentation ist es, eine magische Erscheinung geben, wenn technische, zu wiegen, die aktiven Kräfte des Einzelnen und zu einem hypnotischen Zustand, in dem er schmeckt das Vergnügen, Kommandeur einer Menge von mechanischen Sklaven, die oft nicht sehr sorgfältig und sehr treu, aber immer noch schmeichelhaft. "
In Simondon, G. (2007).
Die psychischen und kollektiven Individuation: Unter Berücksichtigung der Konzepte der Form, Information, Potenzial-und Metastability.
(S. 293). Editions Aubier. (p.522)
Je n’ai pas grand-chose à rajouter aux propos de Narvic sur le positionnement d’Apple et le fait que les ambitions mercantiles de la pomme n’ont vraiment rien à envier à celles de Windows. L’ipad n’est pas une réelle innovation.
Je reproduis juste ce texte de Gilbert Simondon qui ne manque pas de me faire songer à chaque fois à la stratégie d’Apple, qui vise sans cesse la flatterie personnelle et probablement aussi « le signe extérieur de richesse » :
« Si nous considérons l’ensemble des machines que notre civilisation livre à l’usage de l’individu, nous verrons que leurs caractères techniques sont oblitérés et dissimulés par une impénétrable rhétorique, recouverts d’une mythologie et d’une magie collective qu’on arrive à peine à élucider ou démystifier. Les machines modernes utilisées dans la vie quotidienne sont pour la plupart des instruments de flatterie. Il existe une sophistique de la présentation qui consiste à donner une tournure magique à l’être technique, pour endormir les puissances actives de l’individu et l’amener à un état hypnotique dans lequel il goûte le plaisir de commander à une foule d’esclaves mécaniques, souvent assez peu diligents et peu fidèles, mais toujours flatteurs. »
In SIMONDON, G. (2007). L’individuation psychique et collective : A la lumière des notions de Forme, Information, Potentiel et Métastabilité. (p. 293). Editions Aubier. (p.522)
Kollektive Intelligenz kann es sein, ein wissenschaftliches Projekt, und wenn ja, welche. Es nimmt nun Pierre Levy für mehrere Jahre.
Seine
letzten Artikel
verdient besondere Beachtung jenseits der Klischees, die sie oft. Es stimmt, dass einige fragwürdige Ausblick ausgestellten Werke, darunter die
Welt der Philosophie,
dass in erster Linie war für meinen Geschmack auch positive Vision der Zukunft, zu vergessen die Tatsache, bösartige Elemente (wie treffend beobachtet Yann Leroux on twitter). Aber es ist wohl einmalig auf Pierre Levy haben eine utopische Vision der Menschheit, und wir müssen zugeben, dass es uns Änderungen Propheten technophobes und dies verpflichtet uns, im Voraus zu denken.
Hier sind meine paar Gedanken über den Text, dessen Ziel ist es, eine Zusammenfassung liefern, sondern vielmehr ein Versuch, legte einige Punkte, die fand ich wichtig. Dies bleibt eine subjektive Lesung.
Der Artikel kann auf verschiedene Weise gelesen werden. Ich glaube nicht, Pierre Levy gelingt es überzeugend sein, die üblichen Kritiker Projekt wird (vielleicht zu Unrecht) den Schleier Kybernetik (die Projekte oft Celine Lafontaine zu einem kybernetischen Reich empfehlen), oder der mystischen Schleier, der die blies Wissenschaftler Decke höchsten (siehe auch die Position des
Dominica Rabeuf).
Es ist wahr, dass die Expression von Noosphäre ergriffen werden können, dass ein wenig ärgerlich. Ich denke, dass dieser Ausdruck eine schlechte Berücksichtigung des wissenschaftlichen Vorhabens in Bewegung gibt und vor allem begeht einen Fehler, ist, dass der Eindruck einer zu scharfen Trennung von Körper und Geist, die sich nicht das Ziel.
Das Unternehmen ist ehrgeizig, Pierre Lévy (zu?) Da das Projekt ist eine neue
lingua franca
durch das Modell IEML, die
nicht "würde nur die Mechanismen der symbolischen Erkenntnis, sondern auch für unsere kollektive Wahrnehmung zu verbessern Wissen und damit letztlich die Unterstützung der Entwicklung des Menschen.
"
Der Text kann das Verständnis der Ziele, die IEML blieb unklar, auch wenn manchmal die Sehnsucht nach einer neuen Sprache oder Ideogramm ist ein langjähriger Präsenz in Levy.
Die Ausgabe von falschen Vorstellungen über kollektive Intelligenz:
Ich für meinen Teil habe ich oft vorsichtiger mit der kollektiven Intelligenz, weil von seiner Seite ein wenig idealistisch. Peter Levy bietet einige interessante Antworten hier vor allem die Reden als die Massen vor allem die Durchführung sind Dummheit entgegenzuwirken. Es ist klar, dass solches Denken falsch ist, sonst wäre unsere Gesellschaft sehr fortgeschritten und der Mann geblieben wäre "dem Menschen ein Wolf". Levy neu übersetzt viele Entwicklungen durch die Techniken gemeinsam genutzt zulässig (die berühmte Kultur-Technik Simondon Joins):
"Es sollte, dass die einzelnen Erkenntnis sind fast alle über die Verwendung von symbolischen Werkzeuge festgestellt werden (Sprachen, Skripten, verschiedenen sozialen Institutionen) oder Geräte (Messgeräte-, Beobachtungs-, Berechnungs-, Fahrzeug-und Verkehrsnetze, etc. .), dass der Einzelne nicht erfinden, aber die übertragen worden oder durch die Kultur vermittelt. Die meisten Kenntnisse, die diejenigen, die behaupten, dass Intelligenz rein individuell ist sie stammen aus anderen durch soziale Institutionen wie Familie, Schule oder die Medien vermittelt werden, und dieses Wissen nicht ansammeln und verbessern, ohne die langen Ketten der "Vererbung"
In diesem kollektiven Intelligenz ist im wesentlichen kulturellen und trat in einer Tradition.:
"So, die Ironie auf die kollektive Dummheit leicht (was natürlich immer die Dummheit der" Andere ") nicht zu erkennen, was unsere persönliche Licht der Tradition sind und was unsere mächtigsten Institutionen sind, unsere Fähigkeit zu denken und entscheiden gemeinsam. Is ...
L’intelligence collective peut-elle constituer un projet scientifique et si oui lequel. C’est l’entreprise qui occupe Pierre Lévy depuis plusieurs années.
Son dernier article mérite donc un examen particulier au-delà des clichés dont il est souvent victime. Il est vrai que certains ouvrages présentaient des prospectives discutables, notamment le world philosophy qui représentait surtout à mon goût une vision trop positive de l’avenir, oubliant justement les éléments malveillants (ce que remarquait fort justement Yann Leroux sur twitter). Mais c’est vraisemblablement propre à Pierre Lévy d’avoir une vision utopique de l’humanité et il faut bien avouer que ça nous change des prophètes technophobes et cela en nous oblige à penser de l’avant.
Voici donc mes quelques réflexions sur ce texte dont le but n’est pas d’en proposer un résumé mais plutôt une tentative de mise en avant de certains points qui m’ont paru importants. Cela reste donc une lecture subjective.
L’article pourra être lu de différentes manières. Je ne crois pas que Pierre Lévy parviendra à convaincre ses habituels détracteurs qui y projetteront (sans doute à tort) soit le voile cybernétique (que projette souvent Céline Lafontaine au point d’évoquer un empire cybernétique), soit le voile mystique qui fait sauter au plafond les scientistes les plus rigoureux (voir aussi la position de Dominique Rabeuf). Il est vrai que l’expression de noosphère qu’il prise peut être un peu agaçante. Je pense que cette expression rend mal compte du projet scientifique en marche et surtout commet une erreur qui est celle de donner l’impression d’une séparation trop nette des corps et de l’esprit ce qui n’est nullement l’objectif.
L’entreprise de Pierre Lévy est ambitieuse (trop ?) car le projet est celui d’une nouvelle lingua franca au travers du modèle IEML qui « permettrait non seulement d’élucider les mécanismes de la cognition symbolique mais encore de perfectionner notre gestion collective des connaissances et donc en fin de compte de soutenir le développement humain. »
Le texte permet de bien comprendre les objectifs d’IEML qui étaient restés parfois obscurs même si le désir d’une nouvelle langue ou idéographie est présente depuis longtemps chez Lévy.
La sortie des fausses idées sur l’intelligence collective :
Pour ma part, j’ai souvent été prudent avec l’intelligence collective du fait de son côté un peu idéaliste. Pierre Lévy apporte ici quelques réponses intéressantes notamment pour contrecarrer les discours qui voient les foules comme essentiellement porteuses de stupidité. Il est clair qu’une telle pensée se révèle fausse sans quoi nos sociétés ne seraient guère évoluées et l’homme serait demeuré « un loup pour l’homme ». Lévy retraduit bien les évolutions permises par des techniques utilisées collectivement (ce qui rejoint la fameuse culture technique de Simondon) :
« Il faut remarquer que les capacités cognitives individuelles reposent presque toutes sur l’utilisation d’outils symboliques (langues, écritures, institutions sociales diverses) ou matériels (instruments de mesure, d’observation, de calcul, véhicules et réseaux de transports, etc.) que l’individu n’a pas inventé lui-même mais qui lui ont été transmis ou enseignés par la culture ambiante. La plupart des connaissances mises en oeuvre par ceux qui prétendent que l’intelligence est purement individuelle leur viennent des autres, via des institutions sociales comme la famille, l’école ou les médias, et ces connaissances n’auraient pu s’accumuler et se perfectionner sans de longues chaînes de transmission intergénérationnelles »
En cela, l’intelligence collective est essentiellement culturelle et inscrite dans une tradition. :
« Ainsi, l’ironie facile sur la bêtise collective (qui est évidemment toujours la bêtise des « autres ») échoue à reconnaître tout ce que nos lumières personnelles doivent à la tradition et ce que nos institutions les plus puissantes doivent à notre capacité à penser et décider ensemble. Est-il besoin d’ajouter que l’adoption de l’intelligence collective comme valeur essentielle n’implique aucune abdication de la pensée critique ou de l’originalité individuelle ? »
Je remarque que l’intelligence collective ici est finalement assez proche de la culture de l’information à la fois comme tradition et comme potentialité d’individuation critique et d’innovation.
Ecriture et proto-écriture
Le projet évoque l’idée d’une écriture avant l’écriture (proto-écriture ou grammaire universelle), déjà présente dans le cortex en quelque sorte. Lévy se réfère à la grammatologie de Derrida et évoque le rôle éminemment culturel de cette capacité de codage et de manipulation symbolique. Le projet de Derrida n’a guère été suivi ce que dénonçait notamment Sylvain Auroux.
L’économie de l’information
C’est l’autre notion clef du texte de Lévy qui fait de cette dernière le pendant de l’intelligence collective. Certains n’y manqueront pas à nouveau d’y voir un monisme informationnel. Or, la notion est beaucoup plus riche que son acception actuelle voire celle qui est parfois dispensée dans des cours sur cette thématique. :
« La notion d’économie de l’information est voisine de celle de société du savoir. Il en existe plusieurs définitions possibles. Dans son acception la plus large (celle que je préfère), l’économie de l’information intègre toutes les opérations de production, d’échange, d’enregistrement, d’utilisation et d’évaluation des informations. En ce sens très général l’économie de l’information est aussi ancienne que l’espèce humaine, ou peut-être, bien au-delà, aussi ancienne que la biosphère. Dans la société humaine, l’économie de l’information est supportée et régulée par des systèmes symboliques. Or cette économie symbolique est elle-même dépendante de la médiasphère : par exemple, notre espèce a connu plusieurs réorganisations majeures de son économie de l’information, dont notamment celles qui se sont articulées successivement sur l’écriture manuscrite, sur l’usage intensif de l’imprimerie ou sur les médias électroniques. Mais les transformations de la médiasphère ne nous importent en fin de compte que parce qu’elles ont permis des réorganisations de l’économie de l’information, c’est-à-dire de l’intelligence collective. »
Cette vision est d’ailleurs tout autant celle d’une écologie de l’information, c’est-à-dire du fonctionnement d’un milieu socio-technique et pas seulement « biologique » n’opposant nullement de manière trop stricte « nature et culture ». Nous noterons d’ailleurs au passage que cela demeure souvent un des problèmes d’analyse du discours de l’écologie politique actuelle (à de rares exceptions) de ne pas avoir compris cette complexité.
Des besoins scientifiques
Seulement voilà, cette complexité est difficile à analyser et Pierre Lévy déplore notre incapacité à comprendre et analyser la formation de l’intelligence collective. Ill y a un déficit de mesure scientifique en la matière :
« Il n’échappe à personne, en effet, que l’on ne dispose aujourd’hui d’aucune unité de mesure sérieuse ni de méthodes scientifiques rigoureuses pour évaluer la puissance d’une intelligence collective. Les quelques efforts qui ont été tentés dans cette direction se contentent généralement de choisir une batterie d’indicateurs et de mesurer des quantités (un « quotient d’intelligence collective »), alors qu’il faudrait pouvoir décrire des dynamiques de systèmes, des patterns d’évolution, des modèles de transformations de quantités et de valeurs dans l’univers des significations. Et au cas où l’on s’imaginerait disposer d’une telle méthode scientifique, la distinction classique entre l’objet étudié et le sujet de l’étude serait bien difficile à maintenir. Il ne peut jamais être garanti – par exemple – que le prétendu « objet » étudié (un groupe humain) n’a pas développé une dimension cognitive qui échappe radicalement à ceux qui se prétendent les spécialistes de sa mesure ou de son évaluation. La science de l’intelligence collective à laquelle j’aspire ne pourra être que radicalement ouverte, dialogique et symétrique (ou réciproque : l’objet et le sujet échangeant régulièrement leurs rôles). »
Pierre Lévy ne s’inscrit donc pas ici dans une lignée totalement computationnelle et marque ici sa distance avec l’idée d’indicateurs uniquement chiffrés. Il plaide pour une mise en évidence de phénomènes et de formations souvent invisibles et peu évidentes à mesurer. Cela pose aussi la question de savoir s’il faut mieux considérer la science de l’intelligence collective comme une science dure ou une science humaine. La réponse est en fait assez évidente, l’objectif de Lévy est clairement de ne pas opposer les deux.
Il reste que nous avons un peu de mal à être d’accord (pour les raisons exposés plus haut) avec l’affirmation suivante :
« L’économie de l’information est à la noosphère ce que l’écologie est à la biosphère. »
Plus intéressant est en revanche, la défense des biens communs comme support d’une économie de l’information et comme garantie du développement humain et de la réussite de l’intelligence collective. Lévy souhaite donc la préservation des deux types de biens communs, les biologiques et les intellectuels.
Dès lors, l’exercice d’un travail pour le développement d’un capital devient possible :
« En quoi consiste le « travail » d’entretien et de développement des connaissances ? Les communautés de savoir et de pratique accomplissent des opérations réglées et socialement coordonnées sur des symboles. Il dépend des circonstances que ces opérations consistent à poser ou à résoudre des problèmes, à exécuter strictement des instructions ou à modifier des manières de faire, à inventer de nouvelles règles ou à répéter quelques coups joués déjà mille fois. Il importe peu, par ailleurs, que ces opérations s’inscrivent principalement dans des environnements de messages, de relations sociales, de rapports techniques ou – le plus souvent – d’un mixte des trois. Ce qui compte, c’est que l’interaction entre ces opérations de manipulation de signifiants accomplies par des personnes, en des lieux et des moments déterminés, compose quelque chose comme l’activité d’une intelligence
collective. Le travail qui donne vie au capital des connaissances communes est un processus de cognition sociale qui s’étend forcément dans une aire spatio-temporelle plus vaste que celle des opérations individuelles. »
Il faut probablement ici prendre le travail dans une acception qui ne soit pas celui du travail salarié mais autant du travail sur soi. De même, en ce qui concerne le capital de connaissances qui n’est pas nécessairement « marchandable ».
Internet comme medium unificateur
« Or si l’internet constitue à l’évidence aujourd’hui le médium unificateur sur le plan des techniques de communication matérielle des messages, nous ne disposons toujours pas de médium symbolique ou de langage commun qui nous permette de partager les savoirs sur un mode computable (pour exploiter la puissance de calcul du cyberespace) et transparent et de faire vivre ainsi une économie de l’information à l’échelle mondiale, avec tous les bénéfices que l’on peut en attendre sur le plan du développement humain. Or on ne pourra parler en toute rigueur de la connaissance comme d’un bien commun, effectivement exploitable par tous et chacun et selon les finalités et les points de vue
respectifs de toutes les communautés, qu’à la condition de disposer d’un tel medium symbolique. »
Internet peut-il donc héberger une nouvelle « lingua franca » ? On s’interrogera d’ailleurs avec le possible développement d’un internet chinois qui va dans la tendance opposée, celle du séparatisme.
IEML (Information Economy Metalangage) comme métalangage et les potentialités d’augmentation
Pierre Lévy évoque Douglas Englebart et ses travaux sur l’augmentation des facultés cognitives. Le projet IEML s’inscrit clairement dans cette lignée. Il reste toujours selon moi un problème avec l’augmentation qui peut devenir parfois une prolétarisation par processus de délégation technique. Toutefois, il faut rappeler ici que le projet n’a rien à voir avec les théories transhumanistes ou post-humanistes. Il n’est donc pas question de cyborg. D’ailleurs, Pierre Lévy raconte une anecdote particulièrement intéressante démontrant que l’intelligence collective constitue une voie différente voire opposée à celle de l’intelligence artificielle :
« Lors d’un colloque sur le thème Philosophy and computing dont il était l’invité spécial, j’ai eu le privilège de discuter du thème de l’intelligence collective avec ce pionnier. Un professeur de philosophie qui écoutait notre conversation laissa échapper l’objection habituelle sur « la bêtise collective ». Je lui répondis que l’intelligence collective était un programme de recherche scientifique et technique et non pas une approbation béate de n’importe quelle expression collective. Ainsi comprise comme un programme de recherche, le contraire de l’intelligence collective n’était pas la bêtise collective mais bel et bien l’intelligence artificielle (IA). »
Pierre Lévy montre ainsi une voie nouvelle, davantage culturelle, celle d’une culture de la convergence et s’inscrit dans la lignée des travaux d’Henry Jenkins.
L’IEML n’est donc pas qu’un langage informatique (même s’il est évident qu’aucun langage informatique ne peut être considéré comme uniquement du code) :
« En première approximation, IEML est un système de codage du sens (ou des concepts) à vocation universelle dont la principale propriété est de permettre une automatisation des opérations sur le sens. Et je souligne que ces opérations ne se limitent pas à l’automatisation des raisonnements logiques qui est la marque de fabrique de l’intelligence artificielle. Ce métalangage est censé être développé et utilisé de manière collaborative en vue d’une exploitation optimales des possibilités du cyberespace pour l’augmentation de l’intelligence collective humaine. La finalité immédiate d’IEML est de résoudre le problème de l’interopérabilité sémantique - le « chaos numérique » – qui vient de la multitude des langues naturelles, des systèmes de classifications et des ontologies. IEML fonctionne comme un « langage pivot », un système d’adressage des concepts capable de connecter différents systèmes de catégorisation et d’organisation des données qui resteraient sans cela incompatibles. »
Pierre Lévy souhaite son projet comme étant ouvert culturellement et en potentialités. Il ne s’agit donc pas d’un totalitarisme intellectuel même s’il est évident que la mise en place d’une telle grammaire ne peut qu’interroger sur d’évenutuels effets de grammatisation bien montrée notamment par Sylvain Auroux en ce qui concerne la grammaire latine.
L’IEML est donc un langage transculturel et translinguistique. Nous sommes évidemment tentés de le raccrocher avec les réflexions autour d’une translittératie.
Le projet IEML est alors décrit par Pierre Lévy de manière théorique et sans doute quelque peu idéale :
« Chaque point, carrefour ou noeud de la noosphère IEML est au centre d’une multitude de chemins de transformation calculables. Le long de ces chemins de transformation, chaque « pas » d’un carrefour à l’autre est la variable d’une fonction discrète. Pas à pas et de proche en proche, ces chemins relient chaque point à l’ensemble immense des autres points. Dans la direction centrifuge, un point-carrefour est donc l’origine singulière d’une étoile de transformation qui génère la totalité de la sphère. Dans la direction centripète, un point-carrefour fonctionne comme un point de fuite universel de la noosphère, puisqu’il existe un chemin de transformation calculable qui mène vers lui à partir de n’importe quel autre point. En somme, la noosphère IEML est une sphère dont le centre est partout, la circonférence nulle part et dont chaque singularité organise de manière originale un immense circuit sémantique. »
Les symbolistes n’y manqueront pas d’y voir une proximité avec les sefirots qui m’avaient un temps également inspirées avec l’idée du projet SEFIRA.
IEML reste donc surtout un chantier en construction :
« La noosphère IEML n’est en 2010 qu’une idée philosophique : une simple construction théorique de type mathématico-linguistique. Mais son implantation informatique « libre » et son usage collaboratif pourrait nous permettre de relever deux défis liés à l’intelligence collective : celui de la modélisation de la cognition symbolique et celui d’un perfectionnement de la gestion des connaissances dans le cyberespace. »
Unité de la nature et de la culture
Le travail est celui d’une quête scientifique de l’unité de la nature :
« La « matière » et « l’esprit », le monde des corps sensibles et celui des idées intelligibles, les objets des sciences exactes et ceux des sciences humaines interagissent de manière évidente et font certainement partie de la même et
unique réalité. Le fait de l’unité de la nature peut faire assez facilement l’objet d’un consensus. Mais la véritable difficulté vient de l’absence d’un modèle scientifique commun de cette unité. »
Pierre Lévy remarque l’absence de réelle métrie de l’Internet et les difficultés qu’il y a à cartographier des relations un peu plus complexes :
« Aucun moteur de recherche, aucun medium social ne nous propose actuellement de représentation dynamique et explorable de la distribution relative et de l’interrelation des concepts dans les recherches, les messages échangés ou
les documents affichés dans le réseau. Or le minimum que l’on puisse demander à une représentation scientifique utile de l’intelligence collective qui s’investit dans le cyberespace est de cartographier des relations entre significations. »
Conclusion :
J’ai retrouvé dans le texte des éléments enthousiasmants qui m’ont rappelé la découverte des premiers textes de Pierre Lévy. Même si certains points demeurent discutables, il est évident que le projet de Pierre Lévy est aussi celui de susciter débats et nouvelles idées car le projet est clairement d’essence collective. On saluera aussi un texte qui contraste avec les velléités conservatrices actuelles, notamment politiques qui visent à instaurer péages, censures et autres barrières. L’enjeu de l’intelligence collective est aussi celle d’une reconstruction politique et institutionnelle.
Plusieurs fois, j’ai songé pour ma part, que l’apport de la pensée de Gilbert Simondon pourrait être utile à la démarche au même titre que celle de Bernard Stiegler notamment en ce qui concerne la notion de « milieu associé ».
C’est d’ailleurs en cela, que l’étude de communautés de pratiques est intéressante et notamment celle qui permettent l’innovation et l’individuation. Les communautés « hackers » et celles de loisirs créatifs ont beaucoup à nous apprendre.
Car, c’est un point sur lequel Lévy n’insiste pas assez, la réussite du projet collectif passe par des réussites également individuelles. Les réflexions autour du PKM constituent des pistes à creuser. Il en va de même pour les pistes didactiques et la culture technique nécessaire à cette réussite.
De même, il faut saluer la volonté de Pierre Lévy pour que la science se saisisse d’objets et de domaines qu’elle a tendance à abandonner fautes de moyens ou de réflexions théoriques suffisantes. Le web et l’Internet mérite bien une analyse plus ambitieuse, en effet sans quoi les sphères marchandes ne tarderont pas à y imposer également leurs manières de voir vers une économie de la déformation. Le projet de Pierre Lévy est donc celui aussi de mettre un peu d’autorité scientifique face à la montée en puissance des mécanismes de popularité.
Il est aussi vraisemblable que l’intelligence a toujours eu une portée collective en constituant ce nous entre-lie mais surtout ce qui nous entre-lit (cf. stiegler)
In einer Zeit, sprechen wir über eine Krise der
Lesung
oder dass sich Fragen der
Relevanz der Treffer von Pisa,
möchte ich wieder um auf einige Aspekte der
Lese-kommen
(siehe auch
hier)
und das Konzept der Krise, die oft verbunden ist.
Trotz der Kritik, die in Pisa-Rankings getan werden kann, ich denke immer noch, es ist ein Fake-Studie und die finnische Modell ist nicht imaginär, weil es wahrscheinlich mehr auf andere Weise zu lesen und arbeitete d 'zu schreiben und versuchen, das Wissen beziehen, anstatt zu explodieren. Andererseits ist Finnland nicht eine imaginäre, sondern Trainer r
e
r
e
Trainer was bedeutet, organisatorischen und institutionellen Wiederaufbau.
Ich erwähne diese Stelle das Problem der Krise der Kompetenz:
Harvey Graff (1) hat eine Krise in der Alphabetisierung hervorgehoben. Es gibt drei große Trends, die alle drei miteinander verbundenen historisch mit dem Begriff der Krise.
Die grundlegenden Fähigkeiten (Lesen, Schreiben und Rechnen) und ihre Handlungen in Bezug auf die Leistungen der Schüler sind immer die Herausforderung der Rede oder einen Unfall Panikmache und nehmen Sie an der ständigen Angst vor der unteren Ebene.
Die enge Beziehung zwischen der Basiskompetenzen mit moralischen Erziehung und Bürgerschaft. Die Reden von dieser Fähigkeiten sind eine Voraussetzung für das reibungslose Funktionieren der Gesellschaft.
Der unaufhaltsame Entstehung und wachsenden neuen literacies die endlich hier besprochen werden sollen. Diese literacies sind manchmal mit unerwünschten Mode und nicht nachhaltig verbunden. Graff (2) führt die
"geografische Kenntnisse", "kulturelle Bildung"
und der
"teleliteracy",
etc..
Graff glaubt, dass die letztgenannte Begriff der Lese-Planung ist mehrere Aufführungen oft zur Bildung verbunden, daher die Rede von der Krise, die sie begleitet. Das Konzept ist oft schlecht erklärt und Überlegungen sind vor allem um Fragen konzentrierte Bildungs-, Kultur und Soziales. Wir stellen in der Tat eine Obsession mit der Bewertung und Messung dieser literacies. Es scheint jedoch, dass gerade die Grenzen und Definitionen zu vage sind, um eine Messung, die auf die Krise in der Bildung von Hannah Arendt im Jahr 1960 beschrieben führt zu machen:
Die allgemeine Krise, die alle treffen die moderne Welt und die fast alle Bereiche der menschlichen Tätigkeit erreicht manifestiert sich in den verschiedenen Ländern in unterschiedlichen Bereichen und unter der Annahme unterschiedliche Formen an. In Amerika ist einer der charakteristischsten und sehr aufschlußreich die periodische Krise der Bildung, zumindest in den letzten zehn Jahren hat zu einem politischen Problem ersten Ranges, deren jou ...
A l’heure où l’on évoque une crise de la lecture ou qu’on s’interroge sur la pertinence du classement Pisa, j’en profite pour revenir sur certains aspects autour de la littératie (voir aussi ici) et la notion de crise qui lui est souvent associé.
Malgré les critiques que l’on peut faire au classement Pisa, je crois quand même qu’il s’agit d’un faux procès et que le modèle finlandais est nullement imaginaire car il a probablement davantage travaillé d’autres manières de lire et d’écrire et chercher à relier les connaissances plutôt qu’à les éclater. D’autres part, la Finlande ne constitue pas une imaginaire réformateur mais reformateur ce qui implique une reconstruction institutionnelle et organisationnelle.
J’évoque donc dans ce passage le problème de la crise de la littératie :
Harvey Graff (1) a mis en évidence une crise de la littératie. Il distingue trois grandes tendances qui sont toutes les trois liées historiquement avec la notion de crise.
Les habiletés essentielles (lire, écrire, compter) et leurs mesures en fonction des résultats des élèves sont sans cesse l’enjeu de discours catastrophistes ou alarmistes et rejoignent la crainte perpétuelle de la baisse de niveau.
L’étroite relation qu’entretiennent la littératie et les compétences de base avec l’éducation morale et la citoyenneté. Les discours font de ces habiletés un préalable nécessaire à la bonne marche de la société.
L’émergence incessante et croissante de nouvelles littératies sur lesquelles nous reviendrons longuement ici. Ces littératies sont parfois liées à des effets de mode et nullement durables. Graff (2) cite ainsi la « geographical literacy », « cultural literacy » ainsi que la « teleliteracy », etc.
Graff considère que dernière la notion de littératie se projettent de nombreuses représentations très souvent liées à l’Education, ce qui explique les discours de crise qui l’accompagne. La notion est souvent peu expliquée et les réflexions se concentrent surtout autour des enjeux éducatifs, culturels et sociaux. Nous constatons en effet une obsession de l’évaluation et de la mesure de ces littératies. Or, il semble justement que les limites et les définitions sont trop floues pour en réaliser une mesure, ce qui aboutit à la crise de l’Education dont parle Hannah Arendt en 1960:
La crise générale qui s’est abattue sur tout le monde moderne et qui atteint presque toutes les branches de l’activité humaine se manifeste différemment suivant les pays, touchant des domaines différents et revêtant des formes différentes. En Amérique, un de ses aspects les plus caractéristiques et les plus révélateurs est la crise périodique de l’éducation qui, au moins pendant ces dix dernières années, est devenue un problème politique de première grandeur dont les journaux parlent presque chaque jour. (…) C’est que le problème ici ne se limite sûrement pas à l’épineuse question de savoir pourquoi le petit John ne sait pas lire. (3)
Une crise de la littératie qu’il est bien sûr tentant de rapprocher de la crise de la culture. Or la littératie se situe entre la culture et l’éducation selon les définitions. Elle est à la fois éducative car elle repose sur l’enseignement des savoirs de base, et culturelle dans le sens où il s’agit à la fois de s’intégrer à une culture et de s’inscrire en quelque sorte dans une tradition. Par conséquent, c’est bien en cela que le problème va bien au-delà de l’explication de l’incapacité à lire du petit John. La question de la tradition et de la transmission est donc posée.
[1]Harvey J. GRAFF. The Legacies of Literacy: Continuities and Contradictions in Western Culture and Society. Indiana University Press, 1987
2 Harvey J. GRAFF. The Labyrinths of Literacy: Reflections on Literacy Past and Present. Pittsburgh, PA: University of Pittsburgh Press., 1985, p.321
3 Hannah ARENDT. La crise de la culture. Op. cit. , p.223-224
"Das Proletariat ist ein Prozess, der Verlust von Wissen, das der Geschmack und die Geschichte, die von der grammatisation erzeugt wird sagen, wie sie den Prozess der Individuation, umgeht, wenn trans-, s 'ist Einzelnen durch die Arbeit, die durch das Lernen etwas zu sagen ist, den einzelnen Arbeitnehmer mitten in seiner Arbeit "
Bernard Stiegler,
Eine neue Kritik der politischen Ökonomie
(Editions Galiläa, 2009). S.54
Ein schöner Satz von Bernard Stiegler, die in vollem Umfang entspricht, einige meiner Beobachtungen und der Wunsch, diesen Widerstand in einigen Netzen zu beobachten.
« La prolétarisation est un processus de perte de savoirs, c’est-à-dire aussi de saveur et d’existence, qui est engendré par la grammatisation telle qu’elle court-circuite des processus de trans-individuation où, en s’individuant par le travail, c’est-à-dire en y apprenant quelque chose, le travailleur individuait le milieu de son travail »
Bernard Stiegler, Pour une nouvelle critique de l’économie politique (Editions Galilée, 2009). p.54
Une belle phrase de Bernard Stiegler qui correspond pleinement à certaines de mes observations et la volonté de résistance que j’observe notamment dans certains réseaux.
Das Buch ist interessant, auch wenn es auch in meinen Geschmack bleibt auf eine sozio-ökonomische Entwicklung eingebettet. Es wurde jedoch im Untertitel angekündigt. Es konzentriert sich vor allem auf die Reden, die er zeigt die Vor-und Nachteilen und verdient es, mit einigen Mythen durch die Vorlage einer breiteren historischen Perspektive.
Narvic
schon gesprochen zu brechen.
Aber es ist vor allem eine Passage, die Neigung hat, weil es ein weiteres Paradox des Web 2.0 ist der definierte Gemeinschaft von Insidern eher als die Rede isoliert, um die im Gegensatz zur Entstehung einer argumentieren, Beteiligung, in der alle auf der gleichen Ebene. Wenn Sie sich in der Mitte sind, lernen Sie viel und traf ganz leicht (dank der vielen Stunden Arbeit) die
unterschiedlichen Bedürfnisse,
die ich bereits erwähnt.
Es bleibt, dass alle nicht viel Energie aufwenden können, um ein Insider. Und es bedeutet die Schaffung von Verbindungen, die zeigt, Rébillard Frank (S.69)
"Schwierige tatsächlich getroffen" en route "Zug der Veröffentlichung verteilt, deren Reise erfolgt anhand von Ort zu Ort, wo wir gar nicht an den Beginn des Handels. Es ist schwer, nicht zu fühlen "getrennt" eine Gemeinschaft, deren Mitglieder sind vor allem Autoren Blog, und wo die gewöhnlichen Besucher sind sehr wenige. Ce fonctionnement en vase clos, sans forcément viser volontairement un tel enfermement, mais y conduisant souvent irrémédiablement du fait d'une surenchère dans l'expertise et les commentaires, n'est pas de nature à élargir le public des blogs. » (p. 69)
Alle sagen, dass die Mailing-Liste ist manchmal mehr "sozial" als Blogs.
Le livre est intéressant même s’il demeure trop ancré à mon goût sur une analyse socio-économique. Toutefois, c’était annoncé dans le sous-titre. Il s’attarde surtout sur les discours dont il démontre bien les tenants et les aboutissants et a le mérite de casser certains mythes en les remettant d’en une perspective historique plus large. Narvic en avait déjà parlé.
Mais c’est surtout un passage qui a fait tilt car il correspond à un autre paradoxe du web 2.0 qui est celui de distinguer des milieux d’initiés un peu isolés alors que les discours prétendent à l’inverse à l’émergence d’une participation où tout le monde est sur le même plan .Lorsqu’on se trouve au sein du milieu, on apprend beaucoup et on satisfait assez aisément (au prix d’un grand nombre d’heures de boulot) les différents besoins que j’avais déjà mentionnés auparavant.
Il demeure que tout le monde ne peut pas consacrer autant d’énergie pour être un initié. Et qu’il faut donc créer des liens ce que démontre bien Frank Rébillard (p.69)
» Difficile en effet de prendre « en cours de route » le train de la publication distribuée, dont le cheminement s’opère par renvoi de site en site, lorsque l’on n’a pas assisté aux échanges de départ. Difficile de ne pas se sentir « déconnecté » d’une communauté dont les membres sont surtout des auteurs de blog, et où les simples visiteurs s’avèrent très peu nombreux. Ce fonctionnement en vase clos, sans forcément viser volontairement un tel enfermement, mais y conduisant souvent irrémédiablement du fait d’une surenchère dans l’expertise et les commentaires, n’est pas de nature à élargir le public des blogs. » (p.69)
Tout cela pour dire que la liste de diffusion est parfois bien plus « sociale » que les blogs.