La alfabetización de la información, documentación, CDI, Internet, la pedagogía, la alfabetización de la información, ciencias de la información y communication.Olivier El Deuff 1999-2008
La oposición hombre-máquina es un señuelo. Es también más de una asociación, aunque a veces puede ser perjudicial, es decir, una caída de más o de disociación de la proletarización que se produce, al menos, una pérdida de conocimiento y experiencia. Vuelvo aquí sobre estos aspectos mediante un pasaje de mi trabajo de investigación doctoral. La técnica es parte constitutiva de la cultura que muchos investigadores en diversas disciplinas ya han comenzado a mostrar.
Bernard Stiegler puntos y la naturaleza altamente técnica de la cultura y su papel en la formación de la memoria:
Cultura no es sino la capacidad de heredar de la experiencia colectiva de nuestros antepasados y esto ha sido entendido desde hace mucho. ¿Cuál ha sido menos comprendido es que el (...) el arte es la condición de tal transmisión.
[1]
Para revisar el lugar del arte, un retorno sobre la labor de Gilbert Simondon es necesario. Nos parece que todo debe recordar con precisión los elementos de transición de la minoría a la mayoría en cuanto a la cultura técnica. Gilbert Simondon describe dos posiciones en el tipo de relaciones que se han vis-à-vis los objetos técnicos: un menor y un mayor. Estas dos posiciones deben ser diferenciadas de ambos desean evitar las trampas que Simondon: la tecnofobia y la tecno-, las posiciones son sólo indicativos de la no integración de arte y cultura:
Las ideas de la esclavitud y la liberación son demasiado relacionados con el estado anterior del hombre como un tema técnico, a fin de coincidir con el verdadero problema de la relación entre el hombre y la máquina. Es necesario que el tema técnico que se conoce en sí mismo que la relación entre el hombre y la máquina se vuelve estable y válido: de ahí la necesidad de conocimientos técnicos.[2]
Simondon define la cultura como una mediación técnica, es decir, como una manera de actuar en un entorno. Esto implica un humanismo evolucionista, sin congelar:
Del mismo modo, las tecnologías citada como la liberación a través del progreso de la Ilustración, ahora son acusados de esclavizar al hombre y lo reducen a la esclavitud en el desnaturalizante, por lo que es ajeno a sí mismo por la especialización es un obstáculo y una fuente de malentendidos. El punto central se convirtió en el principio de la partición. Por lo tanto, el humanismo no puede ser nunca una doctrina o una actitud que podría definirse de una vez por todas y cada momento tiene que encontrar su humanidad sólo señalando el principal peligro de la alienación.[3]
Por lo tanto, más allá de la oposición entre la cultura y la tecnología, la oposición todavía está presente y activo:
La actual oposición entre la cultura y la tecnología en el hecho de que el tema técnico se considera idéntica a la máquina. La cultura no entiende la máquina y es inadecuada a la realidad técnica, ya que considera la máquina como un bloque cerrado.[4]
Esta oposición entre la cultura y la tecnología conduce a una forma particular de desprecio por los técnicos calificados. Estas tensiones se encuentran en muchos campos y profesiones. Esto se aplica regularmente en otras partes de los campos de la literatura y las bibliotecas, donde hay oposición entre los partidarios de la educación general y los que abogan por una mayor consideración de las competencias profesionales, en particular, Para que la competencia
[5].
Tomamos nota de que muy a menudo también el menosprecio, es simplemente la ignorancia o una admisión de incompetencia en la materia.
Por último, la falta de cultura técnica se explica por la dificultad de encontrar la distancia correcta. Parece evidente que cada vez más, la visión y dominando dominante, casi de gestión ya no es aceptable: la imagen del hombre el control de todos los maquinistas en la película
Metrópolis
de Fritz Lang parece ser al revés cultura técnica tal como se prevé Simondon.
Simondon evoca pistas sobre el establecimiento de esta técnica de cultivo, en particular en la educación donde se declaró a una especie de panteón de las figuras históricas de la ciencia y los inventos más grandes, pero la comprensión directa de la materia técnica . ...
L’opposition homme-machine est un leurre. Il s’agit plus d’ailleurs d’une association même si elle peut être parfois néfaste, c’est-à-dire relevant davantage d’une dissociation voire d’une prolétarisation qui se manifeste au moins par une perte de savoirs et de savoir-faire. Je reviens ici sur ces aspects en utilisant quelques passages de mon travail de recherche doctoral. La technique est part constitutive de la culture ce que plusieurs chercheurs dans diverses disciplines ont déjà entrepris de démontrer.
Bernard Stiegler rappelle ainsi le caractère éminemment technique de la culture et son rôle prépondérant dans la constitution de la mémoire :
La culture n’est rien d’autre que la capacité d’hériter collectivement de l’expérience de nos ancêtres et cela a été compris depuis longtemps. Ce qui a été moins compris, c’est que la technique (…) est la condition d’une telle transmission. [1]
Pour effectuer cet examen de la place de la technique, un retour sur les travaux de Gilbert Simondon est nécessaire. Il nous semble notamment qu’il faille retenir justement les éléments de passage de la minorité à la majorité en ce qui concerne la culture technique. Gilbert Simondon décrit deux positions dans le type de relations que nous entretenons vis-à-vis des objets techniques : une mineure et une majeure. Ces deux positions doivent être différenciées des deux écueils que souhaite éviter Simondon : la technophobie et la technophilie, positions qui ne sont que les révélatrices d’une non-intégration de la technique à la culture :
Les idées d’asservissement et de libération sont beaucoup trop liées à l’ancien statut de l’homme comme objet technique pour pouvoir correspondre au vrai problème de la relation de l’homme et de la machine. Il est nécessaire que l’objet technique soit connu en lui-même pour que la relation de l’homme à la machine devienne stable et valide : d’où la nécessité d’une culture technique.[2]
Simondon définit la culture technique comme une médiation, c’est-à-dire comme un moyen d’agir dans un milieu. Cela implique un humanisme évolutif et non figé :
De même, les techniques, invoquées comme libératrices à travers le progrès, au siècle des Lumières, sont aujourd’hui accusées d’asservir l’homme et de le réduire en esclavage en le dénaturant, en le rendant étranger à lui-même par la spécialisation qui est une barrière et une source d’incompréhension. Le centre de convergence est devenu principe de cloisonnement. C’est pourquoi l’humanisme ne peut jamais être une doctrine ni même une attitude qui pourrait se définir une fois pour toutes ; chaque époque doit découvrir son humanisme en l’orientant vers le principal danger d’aliénation.[3]
Il s’agit donc de dépasser l’opposition entre culture et technique, opposition toujours actuelle et active :
L’actuelle opposition entre la culture et la technique résulte du fait que l’objet technique est considéré comme identique à la machine. La culture ne comprend pas la machine ; elle est inadéquate à la réalité technique parce qu’elle considère la machine comme un bloc fermé.[4]
De cette opposition entre culture et technique découle une forme de mépris notamment pour ceux qualifiés de techniciens. Ces tensions se retrouvent dans beaucoup de domaines et de métiers. C’est le cas de manière régulière d’ailleurs dans les secteurs de la documentation et des bibliothèques, où il y a opposition entre les tenants de la culture générale et ceux qui plaident pour une meilleure prise en compte des savoirs-faire professionnels notamment en ce qui concerne les concours[5]. Nous remarquons que très souvent outre du mépris, il s’agit tout simplement de méconnaissance voire d’aveu d’incompétence en la matière.
Finalement, l’absence de culture technique s’explique par la difficulté à se trouver à la bonne distance. Il nous parait évident que de plus en plus, la vision surplombante et dominatrice, quasi managériale n’est plus acceptable : l’image de l’homme contrôlant l’ensemble des machinistes dans le film Metropolis de Fritz Lang nous semble être à rebours de la culture technique telle que l’envisage Simondon.
Simondon évoque des pistes quant à la mise en place de cette culture technique notamment au niveau éducatif où il plaide non pas pour une sorte de panthéon des figures historiques de la science et des plus grandes inventions, mais pour la compréhension directe de l’objet technique. Cette culture technique implique l’action, « le faire » non pas dans la seule volonté de reproduire, mais dans celle de comprendre et d’améliorer. Cette volonté de rendre meilleur[6] à la fois l’individu-humain et l’individu-machine et au travers leurs relations de permettre le progrès social, repose sur l’invention :
Comprendre Pascal, c’est faire de ses mains une machine telle que la sienne, sans la copier, en la transposant même si possible (…) pour avoir à réinventer au lieu de reproduire.[7]
Nous avons regroupé dans le tableau ci-dessous les différentes attitudes face à la technique.
Etat
Type de relation
Type d’individu
Type de savoirs
Démarche
Parallèle informationnel
Etat minoritaire
Usage irréfléchi
Enfant
Intuition
Intuitive
Usage de l’information via des outils
Etat pré-majoritaire
Maîtrise
Artisan
Habileté
Procédurale
Maîtrise de l’information
Etat majoritaire
Elaboration/amélioration
Ingénieur
Connaissance
Théorique
Conceptualisation scientifique
Culture
Amélioration technique et sociale
Citoyen éclairé
Connaissance et distance
Associative
Stabilité conceptuelle et innovation/culture de l’information
Tableau n°8. Les différents états par rapport à la technique.
L’opposition homme-machine doit donc être dépassée pour un examen bien plus complexe. Il convient donc de se demander si ce ne sont pas les dispositifs sociétaux en tant que mégamachine qui finissent plutôt par s’opposer à l’humain en étant écrasants, trop normalisants ou bien en devenant totalement inefficaces, sclérosés aux prises de décisions d’héritiers du système ou de diverses Cosa Nostra, économiques, politique et même universitaires.
Parfois, les mangas de notre jeunesse peuvent apporter quelques interrogations intéressantes. La figure de Cobra m’a toujours intéressé et les paroles de Paul Persavon, alias Antoine de Caunes nous sont à écouter également. Alors « Homme ou machine », c’est plutôt homme et machine, le secret de Cobra…Une réflexion bien utile, car nous sommes de plus en plus dans l’univers « Zéro » tout autant que dans l’univers « réseau ».
[1] Gilbert SIMONDON. Du mode d’existence des objets techniques. Paris : Aubier. 1989., p.102
2 Ibid., p.145
3 Les listes de diffusion biblio-fr et les listes des professeurs-documentalistes sont fréquemment la scène de tels débats. Ainsi sur la liste e-doc, une professeur-documentation recommandait à ceux qui parlaient techniques d’aller le faire ailleurs car elle « n’y entravait rien » (sic)
4 Il ne s’agit pas pour autant de distinguer « les meilleurs »
5 Gilbert SIMONDON. Du mode d’existence des objets techniques. Op. cit., p.107
[1] Bernard STIEGLER. «Leroi-Gourhan : l’inorganique organisé » Les Cahiers de médiologie, n°6, p. 189. p.193
[2]Gilbert SIMONDON.Du mode d’existence des objets techniques. Op. cit.,P.32
[3] Gilbert SIMONDON. Du mode d’existence des objets techniques. Op. cit., p.102
[5] Les listes de diffusion biblio-fr et les listes des professeurs-documentalistes sont fréquemment la scène de tels débats. Ainsi sur la liste e-doc, une professeur-documentation recommandait à ceux qui parlaient techniques d’aller le faire ailleurs car elle « n’y entravait rien » (sic)
[6] Il ne s’agit pas pour autant de distinguer « les meilleurs »
[7] Gilbert SIMONDON. Du mode d’existence des objets techniques. Op. cit., p.107
Estos son los primeros resultados de la investigación de las manualidades creativas.
Usted encontrará aquí más que el resultado bruto de análisis.
Sin embargo, he identificado cuatro perfiles de los encuestados, incluyendo tres en el intercambio de creaciones.
Usted también encontrará algunas visualizaciones.
Trato de analizar en el blog de unos pocos elementos clave.
De lo contrario, el análisis avanzado, tendrá los elementos. (menos de ArchiveSIC, hay pocos indicios de pre-impresión ...)
Este documento en pdf: Résultatsloisirscrea
Y la versión Scribd Résultatsloisirscrea
Voilà les premiers résultats de l’enquête sur les loisirs créatifs.
Vous y trouverez donc plus des résultats bruts que des analyses.
J’ai dégagé toutefois quatre profils de répondants dont trois sur la question du partage des créations.
Vous y trouverez également quelques visualisations.
Je tâcherai d’analyser sur le blog quelques éléments clefs.
Sinon, pour l’analyse de pointe, il faudra attendre les articles. (à moins que sur archivesic, on trouve quelques traces de préprint…)
Voilà le document en pdf : Résultatsloisirscrea
Et en version scribd Résultatsloisirscrea
Yo por lo tanto los primeros resultados de la encuesta sobre la biblioteca 2.0.
He dicho tan poco este momento.
Esto sucederá en un trabajo científico y tal vez en otro documento de análisis, también será publicado en las mismas condiciones. Resultados de la Encuesta de Bibliotecas 2
Buena lectura.
¡Vuelvo pronto también otra investigación de una magnitud mayor que el que yo vivo en las redes de las manualidades creativas.
Je communique donc les premiers résultats de l’enquête sur la bibliothèque 2.0.
Je les commente donc peu pour l’instant.
Ce sera le cas dans un article scientifique et peut-être dans un autre document d’analyse qui sera également mis en ligne sous les mêmes conditions. Résultats Enquête bibliothèque 2
Bonne lecture.
Je reviendrai prochainement également sur une autre enquête d’une plus grande ampleur, celle que je mène sur les réseaux de loisirs créatifs.
Yo no tenía mucho que añadir a Narvic sobre el
posicionamiento de Apple
y el hecho de que las ambiciones de la manzana mercantiles no tienen nada que envidiar a los de Windows. IPAD no es una
innovación real.
Acabo de reproducir el texto de Gilbert Simondon que nunca deja de hacerme pensar cada vez que la estrategia de Apple, que es siempre la adulación personal y probablemente también "el signo externo de riqueza":
"Si consideramos todas las máquinas que nuestro libro de la civilización para su uso por el individuo, vemos que sus características técnicas son arrasados y oculto por una retórica impenetrable, cubierta con una mitología y una magia colectiva que no podemos dilucidar o desmitificar. La moderna maquinaria utilizada en la vida cotidiana son sobre todo instrumentos de la adulación. Es un sofisma de la presentación es dar una apariencia mágica para ser técnico, para adormecer a los poderes activos de la persona y llevar a un estado hipnótico en el que saborea el placer de mandar a un grupo de esclavos mecánicos, a menudo no muy diligente y muy fiel, pero aún halagador ".
En Simondon, G. (2007).
La individuación psíquica y colectiva: A la luz de los conceptos de la forma, la información, el potencial y Metastability.
(P. 293). Ediciones Aubier. (p.522)
Je n’ai pas grand-chose à rajouter aux propos de Narvic sur le positionnement d’Apple et le fait que les ambitions mercantiles de la pomme n’ont vraiment rien à envier à celles de Windows. L’ipad n’est pas une réelle innovation.
Je reproduis juste ce texte de Gilbert Simondon qui ne manque pas de me faire songer à chaque fois à la stratégie d’Apple, qui vise sans cesse la flatterie personnelle et probablement aussi « le signe extérieur de richesse » :
« Si nous considérons l’ensemble des machines que notre civilisation livre à l’usage de l’individu, nous verrons que leurs caractères techniques sont oblitérés et dissimulés par une impénétrable rhétorique, recouverts d’une mythologie et d’une magie collective qu’on arrive à peine à élucider ou démystifier. Les machines modernes utilisées dans la vie quotidienne sont pour la plupart des instruments de flatterie. Il existe une sophistique de la présentation qui consiste à donner une tournure magique à l’être technique, pour endormir les puissances actives de l’individu et l’amener à un état hypnotique dans lequel il goûte le plaisir de commander à une foule d’esclaves mécaniques, souvent assez peu diligents et peu fidèles, mais toujours flatteurs. »
In SIMONDON, G. (2007). L’individuation psychique et collective : A la lumière des notions de Forme, Information, Potentiel et Métastabilité. (p. 293). Editions Aubier. (p.522)
La inteligencia colectiva puede ser un proyecto de ciencias y de ser así cuál. Que ahora ocupa Pierre Levy durante varios años.
Su
último artículo
merece una consideración especial más allá de los tópicos que a menudo. Es cierto que algunas obras expuestas perspectivas cuestionables, incluyendo
la
visión del
mundo
que era principalmente para mi gusto demasiado la visión positiva del futuro, olvidando el hecho de elementos maliciosos (como lo observa acertadamente Yann Leroux en twitter). Pero es probablemente única de Pierre Levy, una visión utópica de la humanidad y debemos admitir que nos cambia profetas tecnófobos y esto nos obliga a pensar en el futuro.
Aquí están mis algunas consideraciones sobre el texto cuyo propósito es proporcionar un resumen, sino más bien un intento de presentar algunos puntos que me pareció importante. Esta sigue siendo una lectura subjetiva.
El artículo puede leerse de distintas maneras. No creo que Pierre Levy, logra convencer a sus detractores de siempre que se proyectarán (quizás equivocadamente) la cibernética velo (que a menudo los proyectos de Celine Lafontaine como para sugerir un imperio cibernético), o el velo místico que sopló el tapa de los científicos más rigurosos (véase también la posición de
Dominica Rabeuf).
Es cierto que la expresión de la noosfera que se puede tomar un poco molesto. Creo que esta expresión se da cuenta pobre del proyecto científico en movimiento y, especialmente, comete un error y es que la impresión de separación demasiado aguda A, de cuerpo y mente que no es el objetivo.
La empresa es ambiciosa Pierre Lévy (demasiado?) Debido a que el proyecto es una nueva
lengua franca
a través del modelo IEML que
"no sólo aclarar los mecanismos de la cognición simbólica, sino también para mejorar nuestra gestión colectiva el conocimiento y, en definitiva, apoyar el desarrollo humano ".
El texto completo puede comprender los objetivos de IEML que permaneció en la sombra, aunque a veces el deseo de un nuevo idioma o ideograma es una presencia de larga data en Levy.
La producción de ideas falsas acerca de la inteligencia colectiva:
Por mi parte, a menudo he sido cauteloso con la inteligencia colectiva, por su lado un poco idealista. Peter Levy ofrece algunas respuestas interesantes, aquí especialmente para contrarrestar los discursos y las multitudes son principalmente llevar a la estupidez. Es evidente que tal pensamiento es falso lo contrario, nuestra sociedad sería mucho más avanzada y el hombre se habría mantenido "un lobo para el hombre". Levy retraducidos muchos acontecimientos permitido por las técnicas utilizadas en bloque (que se une a la famosa técnica de cultivo Simondon):
"Cabe señalar que la cognición individual están casi todos en el uso de herramientas simbólicas (idiomas, guiones, diversas instituciones sociales) o equipos (instrumentos de medición, observación, cálculo, los vehículos y las redes de transporte, etc .) que el individuo no inventa, sino que han sido transferidos o enseñado por la cultura. La mayoría de los conocimientos aplicados por quienes sostienen que la inteligencia es puramente individuales que proceden de otros a través de instituciones sociales como la familia, la escuela o los medios de comunicación, y este conocimiento no puede acumularse y mejorar sin largas cadenas de transmisión intergeneracional
"
En esta inteligencia colectiva es esencialmente cultural y entró en una tradición.:
"Así, la ironía fácil en la estupidez colectiva (que obviamente es siempre la estupidez de los" Otros ") no reconocer lo que nuestras luces personales son la tradición y lo que nuestras instituciones más poderosas están a nuestra capacidad de pensar y decidir juntos. Es ...
L’intelligence collective peut-elle constituer un projet scientifique et si oui lequel. C’est l’entreprise qui occupe Pierre Lévy depuis plusieurs années.
Son dernier article mérite donc un examen particulier au-delà des clichés dont il est souvent victime. Il est vrai que certains ouvrages présentaient des prospectives discutables, notamment le world philosophy qui représentait surtout à mon goût une vision trop positive de l’avenir, oubliant justement les éléments malveillants (ce que remarquait fort justement Yann Leroux sur twitter). Mais c’est vraisemblablement propre à Pierre Lévy d’avoir une vision utopique de l’humanité et il faut bien avouer que ça nous change des prophètes technophobes et cela en nous oblige à penser de l’avant.
Voici donc mes quelques réflexions sur ce texte dont le but n’est pas d’en proposer un résumé mais plutôt une tentative de mise en avant de certains points qui m’ont paru importants. Cela reste donc une lecture subjective.
L’article pourra être lu de différentes manières. Je ne crois pas que Pierre Lévy parviendra à convaincre ses habituels détracteurs qui y projetteront (sans doute à tort) soit le voile cybernétique (que projette souvent Céline Lafontaine au point d’évoquer un empire cybernétique), soit le voile mystique qui fait sauter au plafond les scientistes les plus rigoureux (voir aussi la position de Dominique Rabeuf). Il est vrai que l’expression de noosphère qu’il prise peut être un peu agaçante. Je pense que cette expression rend mal compte du projet scientifique en marche et surtout commet une erreur qui est celle de donner l’impression d’une séparation trop nette des corps et de l’esprit ce qui n’est nullement l’objectif.
L’entreprise de Pierre Lévy est ambitieuse (trop ?) car le projet est celui d’une nouvelle lingua franca au travers du modèle IEML qui « permettrait non seulement d’élucider les mécanismes de la cognition symbolique mais encore de perfectionner notre gestion collective des connaissances et donc en fin de compte de soutenir le développement humain. »
Le texte permet de bien comprendre les objectifs d’IEML qui étaient restés parfois obscurs même si le désir d’une nouvelle langue ou idéographie est présente depuis longtemps chez Lévy.
La sortie des fausses idées sur l’intelligence collective :
Pour ma part, j’ai souvent été prudent avec l’intelligence collective du fait de son côté un peu idéaliste. Pierre Lévy apporte ici quelques réponses intéressantes notamment pour contrecarrer les discours qui voient les foules comme essentiellement porteuses de stupidité. Il est clair qu’une telle pensée se révèle fausse sans quoi nos sociétés ne seraient guère évoluées et l’homme serait demeuré « un loup pour l’homme ». Lévy retraduit bien les évolutions permises par des techniques utilisées collectivement (ce qui rejoint la fameuse culture technique de Simondon) :
« Il faut remarquer que les capacités cognitives individuelles reposent presque toutes sur l’utilisation d’outils symboliques (langues, écritures, institutions sociales diverses) ou matériels (instruments de mesure, d’observation, de calcul, véhicules et réseaux de transports, etc.) que l’individu n’a pas inventé lui-même mais qui lui ont été transmis ou enseignés par la culture ambiante. La plupart des connaissances mises en oeuvre par ceux qui prétendent que l’intelligence est purement individuelle leur viennent des autres, via des institutions sociales comme la famille, l’école ou les médias, et ces connaissances n’auraient pu s’accumuler et se perfectionner sans de longues chaînes de transmission intergénérationnelles »
En cela, l’intelligence collective est essentiellement culturelle et inscrite dans une tradition. :
« Ainsi, l’ironie facile sur la bêtise collective (qui est évidemment toujours la bêtise des « autres ») échoue à reconnaître tout ce que nos lumières personnelles doivent à la tradition et ce que nos institutions les plus puissantes doivent à notre capacité à penser et décider ensemble. Est-il besoin d’ajouter que l’adoption de l’intelligence collective comme valeur essentielle n’implique aucune abdication de la pensée critique ou de l’originalité individuelle ? »
Je remarque que l’intelligence collective ici est finalement assez proche de la culture de l’information à la fois comme tradition et comme potentialité d’individuation critique et d’innovation.
Ecriture et proto-écriture
Le projet évoque l’idée d’une écriture avant l’écriture (proto-écriture ou grammaire universelle), déjà présente dans le cortex en quelque sorte. Lévy se réfère à la grammatologie de Derrida et évoque le rôle éminemment culturel de cette capacité de codage et de manipulation symbolique. Le projet de Derrida n’a guère été suivi ce que dénonçait notamment Sylvain Auroux.
L’économie de l’information
C’est l’autre notion clef du texte de Lévy qui fait de cette dernière le pendant de l’intelligence collective. Certains n’y manqueront pas à nouveau d’y voir un monisme informationnel. Or, la notion est beaucoup plus riche que son acception actuelle voire celle qui est parfois dispensée dans des cours sur cette thématique. :
« La notion d’économie de l’information est voisine de celle de société du savoir. Il en existe plusieurs définitions possibles. Dans son acception la plus large (celle que je préfère), l’économie de l’information intègre toutes les opérations de production, d’échange, d’enregistrement, d’utilisation et d’évaluation des informations. En ce sens très général l’économie de l’information est aussi ancienne que l’espèce humaine, ou peut-être, bien au-delà, aussi ancienne que la biosphère. Dans la société humaine, l’économie de l’information est supportée et régulée par des systèmes symboliques. Or cette économie symbolique est elle-même dépendante de la médiasphère : par exemple, notre espèce a connu plusieurs réorganisations majeures de son économie de l’information, dont notamment celles qui se sont articulées successivement sur l’écriture manuscrite, sur l’usage intensif de l’imprimerie ou sur les médias électroniques. Mais les transformations de la médiasphère ne nous importent en fin de compte que parce qu’elles ont permis des réorganisations de l’économie de l’information, c’est-à-dire de l’intelligence collective. »
Cette vision est d’ailleurs tout autant celle d’une écologie de l’information, c’est-à-dire du fonctionnement d’un milieu socio-technique et pas seulement « biologique » n’opposant nullement de manière trop stricte « nature et culture ». Nous noterons d’ailleurs au passage que cela demeure souvent un des problèmes d’analyse du discours de l’écologie politique actuelle (à de rares exceptions) de ne pas avoir compris cette complexité.
Des besoins scientifiques
Seulement voilà, cette complexité est difficile à analyser et Pierre Lévy déplore notre incapacité à comprendre et analyser la formation de l’intelligence collective. Ill y a un déficit de mesure scientifique en la matière :
« Il n’échappe à personne, en effet, que l’on ne dispose aujourd’hui d’aucune unité de mesure sérieuse ni de méthodes scientifiques rigoureuses pour évaluer la puissance d’une intelligence collective. Les quelques efforts qui ont été tentés dans cette direction se contentent généralement de choisir une batterie d’indicateurs et de mesurer des quantités (un « quotient d’intelligence collective »), alors qu’il faudrait pouvoir décrire des dynamiques de systèmes, des patterns d’évolution, des modèles de transformations de quantités et de valeurs dans l’univers des significations. Et au cas où l’on s’imaginerait disposer d’une telle méthode scientifique, la distinction classique entre l’objet étudié et le sujet de l’étude serait bien difficile à maintenir. Il ne peut jamais être garanti – par exemple – que le prétendu « objet » étudié (un groupe humain) n’a pas développé une dimension cognitive qui échappe radicalement à ceux qui se prétendent les spécialistes de sa mesure ou de son évaluation. La science de l’intelligence collective à laquelle j’aspire ne pourra être que radicalement ouverte, dialogique et symétrique (ou réciproque : l’objet et le sujet échangeant régulièrement leurs rôles). »
Pierre Lévy ne s’inscrit donc pas ici dans une lignée totalement computationnelle et marque ici sa distance avec l’idée d’indicateurs uniquement chiffrés. Il plaide pour une mise en évidence de phénomènes et de formations souvent invisibles et peu évidentes à mesurer. Cela pose aussi la question de savoir s’il faut mieux considérer la science de l’intelligence collective comme une science dure ou une science humaine. La réponse est en fait assez évidente, l’objectif de Lévy est clairement de ne pas opposer les deux.
Il reste que nous avons un peu de mal à être d’accord (pour les raisons exposés plus haut) avec l’affirmation suivante :
« L’économie de l’information est à la noosphère ce que l’écologie est à la biosphère. »
Plus intéressant est en revanche, la défense des biens communs comme support d’une économie de l’information et comme garantie du développement humain et de la réussite de l’intelligence collective. Lévy souhaite donc la préservation des deux types de biens communs, les biologiques et les intellectuels.
Dès lors, l’exercice d’un travail pour le développement d’un capital devient possible :
« En quoi consiste le « travail » d’entretien et de développement des connaissances ? Les communautés de savoir et de pratique accomplissent des opérations réglées et socialement coordonnées sur des symboles. Il dépend des circonstances que ces opérations consistent à poser ou à résoudre des problèmes, à exécuter strictement des instructions ou à modifier des manières de faire, à inventer de nouvelles règles ou à répéter quelques coups joués déjà mille fois. Il importe peu, par ailleurs, que ces opérations s’inscrivent principalement dans des environnements de messages, de relations sociales, de rapports techniques ou – le plus souvent – d’un mixte des trois. Ce qui compte, c’est que l’interaction entre ces opérations de manipulation de signifiants accomplies par des personnes, en des lieux et des moments déterminés, compose quelque chose comme l’activité d’une intelligence
collective. Le travail qui donne vie au capital des connaissances communes est un processus de cognition sociale qui s’étend forcément dans une aire spatio-temporelle plus vaste que celle des opérations individuelles. »
Il faut probablement ici prendre le travail dans une acception qui ne soit pas celui du travail salarié mais autant du travail sur soi. De même, en ce qui concerne le capital de connaissances qui n’est pas nécessairement « marchandable ».
Internet comme medium unificateur
« Or si l’internet constitue à l’évidence aujourd’hui le médium unificateur sur le plan des techniques de communication matérielle des messages, nous ne disposons toujours pas de médium symbolique ou de langage commun qui nous permette de partager les savoirs sur un mode computable (pour exploiter la puissance de calcul du cyberespace) et transparent et de faire vivre ainsi une économie de l’information à l’échelle mondiale, avec tous les bénéfices que l’on peut en attendre sur le plan du développement humain. Or on ne pourra parler en toute rigueur de la connaissance comme d’un bien commun, effectivement exploitable par tous et chacun et selon les finalités et les points de vue
respectifs de toutes les communautés, qu’à la condition de disposer d’un tel medium symbolique. »
Internet peut-il donc héberger une nouvelle « lingua franca » ? On s’interrogera d’ailleurs avec le possible développement d’un internet chinois qui va dans la tendance opposée, celle du séparatisme.
IEML (Information Economy Metalangage) comme métalangage et les potentialités d’augmentation
Pierre Lévy évoque Douglas Englebart et ses travaux sur l’augmentation des facultés cognitives. Le projet IEML s’inscrit clairement dans cette lignée. Il reste toujours selon moi un problème avec l’augmentation qui peut devenir parfois une prolétarisation par processus de délégation technique. Toutefois, il faut rappeler ici que le projet n’a rien à voir avec les théories transhumanistes ou post-humanistes. Il n’est donc pas question de cyborg. D’ailleurs, Pierre Lévy raconte une anecdote particulièrement intéressante démontrant que l’intelligence collective constitue une voie différente voire opposée à celle de l’intelligence artificielle :
« Lors d’un colloque sur le thème Philosophy and computing dont il était l’invité spécial, j’ai eu le privilège de discuter du thème de l’intelligence collective avec ce pionnier. Un professeur de philosophie qui écoutait notre conversation laissa échapper l’objection habituelle sur « la bêtise collective ». Je lui répondis que l’intelligence collective était un programme de recherche scientifique et technique et non pas une approbation béate de n’importe quelle expression collective. Ainsi comprise comme un programme de recherche, le contraire de l’intelligence collective n’était pas la bêtise collective mais bel et bien l’intelligence artificielle (IA). »
Pierre Lévy montre ainsi une voie nouvelle, davantage culturelle, celle d’une culture de la convergence et s’inscrit dans la lignée des travaux d’Henry Jenkins.
L’IEML n’est donc pas qu’un langage informatique (même s’il est évident qu’aucun langage informatique ne peut être considéré comme uniquement du code) :
« En première approximation, IEML est un système de codage du sens (ou des concepts) à vocation universelle dont la principale propriété est de permettre une automatisation des opérations sur le sens. Et je souligne que ces opérations ne se limitent pas à l’automatisation des raisonnements logiques qui est la marque de fabrique de l’intelligence artificielle. Ce métalangage est censé être développé et utilisé de manière collaborative en vue d’une exploitation optimales des possibilités du cyberespace pour l’augmentation de l’intelligence collective humaine. La finalité immédiate d’IEML est de résoudre le problème de l’interopérabilité sémantique - le « chaos numérique » – qui vient de la multitude des langues naturelles, des systèmes de classifications et des ontologies. IEML fonctionne comme un « langage pivot », un système d’adressage des concepts capable de connecter différents systèmes de catégorisation et d’organisation des données qui resteraient sans cela incompatibles. »
Pierre Lévy souhaite son projet comme étant ouvert culturellement et en potentialités. Il ne s’agit donc pas d’un totalitarisme intellectuel même s’il est évident que la mise en place d’une telle grammaire ne peut qu’interroger sur d’évenutuels effets de grammatisation bien montrée notamment par Sylvain Auroux en ce qui concerne la grammaire latine.
L’IEML est donc un langage transculturel et translinguistique. Nous sommes évidemment tentés de le raccrocher avec les réflexions autour d’une translittératie.
Le projet IEML est alors décrit par Pierre Lévy de manière théorique et sans doute quelque peu idéale :
« Chaque point, carrefour ou noeud de la noosphère IEML est au centre d’une multitude de chemins de transformation calculables. Le long de ces chemins de transformation, chaque « pas » d’un carrefour à l’autre est la variable d’une fonction discrète. Pas à pas et de proche en proche, ces chemins relient chaque point à l’ensemble immense des autres points. Dans la direction centrifuge, un point-carrefour est donc l’origine singulière d’une étoile de transformation qui génère la totalité de la sphère. Dans la direction centripète, un point-carrefour fonctionne comme un point de fuite universel de la noosphère, puisqu’il existe un chemin de transformation calculable qui mène vers lui à partir de n’importe quel autre point. En somme, la noosphère IEML est une sphère dont le centre est partout, la circonférence nulle part et dont chaque singularité organise de manière originale un immense circuit sémantique. »
Les symbolistes n’y manqueront pas d’y voir une proximité avec les sefirots qui m’avaient un temps également inspirées avec l’idée du projet SEFIRA.
IEML reste donc surtout un chantier en construction :
« La noosphère IEML n’est en 2010 qu’une idée philosophique : une simple construction théorique de type mathématico-linguistique. Mais son implantation informatique « libre » et son usage collaboratif pourrait nous permettre de relever deux défis liés à l’intelligence collective : celui de la modélisation de la cognition symbolique et celui d’un perfectionnement de la gestion des connaissances dans le cyberespace. »
Unité de la nature et de la culture
Le travail est celui d’une quête scientifique de l’unité de la nature :
« La « matière » et « l’esprit », le monde des corps sensibles et celui des idées intelligibles, les objets des sciences exactes et ceux des sciences humaines interagissent de manière évidente et font certainement partie de la même et
unique réalité. Le fait de l’unité de la nature peut faire assez facilement l’objet d’un consensus. Mais la véritable difficulté vient de l’absence d’un modèle scientifique commun de cette unité. »
Pierre Lévy remarque l’absence de réelle métrie de l’Internet et les difficultés qu’il y a à cartographier des relations un peu plus complexes :
« Aucun moteur de recherche, aucun medium social ne nous propose actuellement de représentation dynamique et explorable de la distribution relative et de l’interrelation des concepts dans les recherches, les messages échangés ou
les documents affichés dans le réseau. Or le minimum que l’on puisse demander à une représentation scientifique utile de l’intelligence collective qui s’investit dans le cyberespace est de cartographier des relations entre significations. »
Conclusion :
J’ai retrouvé dans le texte des éléments enthousiasmants qui m’ont rappelé la découverte des premiers textes de Pierre Lévy. Même si certains points demeurent discutables, il est évident que le projet de Pierre Lévy est aussi celui de susciter débats et nouvelles idées car le projet est clairement d’essence collective. On saluera aussi un texte qui contraste avec les velléités conservatrices actuelles, notamment politiques qui visent à instaurer péages, censures et autres barrières. L’enjeu de l’intelligence collective est aussi celle d’une reconstruction politique et institutionnelle.
Plusieurs fois, j’ai songé pour ma part, que l’apport de la pensée de Gilbert Simondon pourrait être utile à la démarche au même titre que celle de Bernard Stiegler notamment en ce qui concerne la notion de « milieu associé ».
C’est d’ailleurs en cela, que l’étude de communautés de pratiques est intéressante et notamment celle qui permettent l’innovation et l’individuation. Les communautés « hackers » et celles de loisirs créatifs ont beaucoup à nous apprendre.
Car, c’est un point sur lequel Lévy n’insiste pas assez, la réussite du projet collectif passe par des réussites également individuelles. Les réflexions autour du PKM constituent des pistes à creuser. Il en va de même pour les pistes didactiques et la culture technique nécessaire à cette réussite.
De même, il faut saluer la volonté de Pierre Lévy pour que la science se saisisse d’objets et de domaines qu’elle a tendance à abandonner fautes de moyens ou de réflexions théoriques suffisantes. Le web et l’Internet mérite bien une analyse plus ambitieuse, en effet sans quoi les sphères marchandes ne tarderont pas à y imposer également leurs manières de voir vers une économie de la déformation. Le projet de Pierre Lévy est donc celui aussi de mettre un peu d’autorité scientifique face à la montée en puissance des mécanismes de popularité.
Il est aussi vraisemblable que l’intelligence a toujours eu une portée collective en constituant ce nous entre-lie mais surtout ce qui nous entre-lit (cf. stiegler)
Pese a las críticas que se pueden hacer en el ranking de Pisa, sigo pensando que es un juicio falso y que el modelo finlandés no es imaginario, porque probablemente ha trabajado más otras formas de leer y d 'escribir y tratar de relacionar los conocimientos en lugar de explotar. Otro lado, Finlandia no es un imaginario, sino r entrenador
e
instructor r
e
institucionales y de organización que implica la reconstrucción.
Así que hablar de este pasaje en el problema de la crisis de la alfabetización:
Harvey Graff (1) ha puesto de manifiesto una crisis en la alfabetización. Hay tres tendencias principales que son los tres vinculados históricamente con el concepto de crisis.
Las habilidades esenciales (lectura, escritura y aritmética) y sus acciones en términos de rendimiento de los estudiantes son siempre el desafío de discurso alarmista o catastrófica y unirse al miedo permanente de nivel inferior.
La estrecha relación entre la alfabetización y conocimientos básicos con la educación moral y la ciudadanía. Los discursos de estas destrezas es un requisito previo para el buen funcionamiento de la sociedad.
El surgimiento incesante y cada vez más nuevas alfabetizaciones que se discutirá en detalle aquí. Estas alfabetizaciones a veces se asocian con la moda adversos y no sostenible. Graff (2) cita la
"alfabetización geográfica", "alfabetización cultural"
y el
"teleliteracy",
etc.
Graff considera que la última noción de alfabetización es la planificación de varias actuaciones a menudo vinculados a la educación, por lo tanto, hablar de la crisis que lo acompaña. El concepto es a menudo mal explicado y reflexiones se concentran principalmente en torno a cuestiones de carácter educativo, cultural y social. Nos encontramos de hecho una obsesión con la evaluación y la medición de estas alfabetizaciones. Sin embargo, parece que, precisamente, los límites y las definiciones son demasiado vagas para hacer una medición, que conduce a la crisis en la educación descrito por Hannah Arendt en 1960:
La crisis general que afectó a todo el mundo moderno y que llega a casi todas las ramas de la actividad humana se manifiesta de manera diferente en los distintos países en distintos ámbitos y asumiendo formas diferentes. En Estados Unidos, uno de sus más característicos y más reveladora es la crisis periódicas de la educación, al menos durante los últimos diez años se ha convertido en un problema político de primera magnitud cuyas jou ...
A l’heure où l’on évoque une crise de la lecture ou qu’on s’interroge sur la pertinence du classement Pisa, j’en profite pour revenir sur certains aspects autour de la littératie (voir aussi ici) et la notion de crise qui lui est souvent associé.
Malgré les critiques que l’on peut faire au classement Pisa, je crois quand même qu’il s’agit d’un faux procès et que le modèle finlandais est nullement imaginaire car il a probablement davantage travaillé d’autres manières de lire et d’écrire et chercher à relier les connaissances plutôt qu’à les éclater. D’autres part, la Finlande ne constitue pas une imaginaire réformateur mais reformateur ce qui implique une reconstruction institutionnelle et organisationnelle.
J’évoque donc dans ce passage le problème de la crise de la littératie :
Harvey Graff (1) a mis en évidence une crise de la littératie. Il distingue trois grandes tendances qui sont toutes les trois liées historiquement avec la notion de crise.
Les habiletés essentielles (lire, écrire, compter) et leurs mesures en fonction des résultats des élèves sont sans cesse l’enjeu de discours catastrophistes ou alarmistes et rejoignent la crainte perpétuelle de la baisse de niveau.
L’étroite relation qu’entretiennent la littératie et les compétences de base avec l’éducation morale et la citoyenneté. Les discours font de ces habiletés un préalable nécessaire à la bonne marche de la société.
L’émergence incessante et croissante de nouvelles littératies sur lesquelles nous reviendrons longuement ici. Ces littératies sont parfois liées à des effets de mode et nullement durables. Graff (2) cite ainsi la « geographical literacy », « cultural literacy » ainsi que la « teleliteracy », etc.
Graff considère que dernière la notion de littératie se projettent de nombreuses représentations très souvent liées à l’Education, ce qui explique les discours de crise qui l’accompagne. La notion est souvent peu expliquée et les réflexions se concentrent surtout autour des enjeux éducatifs, culturels et sociaux. Nous constatons en effet une obsession de l’évaluation et de la mesure de ces littératies. Or, il semble justement que les limites et les définitions sont trop floues pour en réaliser une mesure, ce qui aboutit à la crise de l’Education dont parle Hannah Arendt en 1960:
La crise générale qui s’est abattue sur tout le monde moderne et qui atteint presque toutes les branches de l’activité humaine se manifeste différemment suivant les pays, touchant des domaines différents et revêtant des formes différentes. En Amérique, un de ses aspects les plus caractéristiques et les plus révélateurs est la crise périodique de l’éducation qui, au moins pendant ces dix dernières années, est devenue un problème politique de première grandeur dont les journaux parlent presque chaque jour. (…) C’est que le problème ici ne se limite sûrement pas à l’épineuse question de savoir pourquoi le petit John ne sait pas lire. (3)
Une crise de la littératie qu’il est bien sûr tentant de rapprocher de la crise de la culture. Or la littératie se situe entre la culture et l’éducation selon les définitions. Elle est à la fois éducative car elle repose sur l’enseignement des savoirs de base, et culturelle dans le sens où il s’agit à la fois de s’intégrer à une culture et de s’inscrire en quelque sorte dans une tradition. Par conséquent, c’est bien en cela que le problème va bien au-delà de l’explication de l’incapacité à lire du petit John. La question de la tradition et de la transmission est donc posée.
[1]Harvey J. GRAFF. The Legacies of Literacy: Continuities and Contradictions in Western Culture and Society. Indiana University Press, 1987
2 Harvey J. GRAFF. The Labyrinths of Literacy: Reflections on Literacy Past and Present. Pittsburgh, PA: University of Pittsburgh Press., 1985, p.321
3 Hannah ARENDT. La crise de la culture. Op. cit. , p.223-224
"El proletariado es un proceso de pérdida de conocimiento, es decir, de sabor y de historia, que es generado por el grammatisation ya que no pasa por el proceso de individuación, donde trans-, s ' individual por el trabajo que es decir, por aprender algo, el trabajador medio de su trabajo "
Bernard Stiegler,
una nueva crítica de la economía política
(Ediciones de la Galilea, 2009). P.54
Una bella frase de Bernard Stiegler, que corresponde plenamente a algunas de mis observaciones y el deseo de observar esa resistencia en algunas redes.
« La prolétarisation est un processus de perte de savoirs, c’est-à-dire aussi de saveur et d’existence, qui est engendré par la grammatisation telle qu’elle court-circuite des processus de trans-individuation où, en s’individuant par le travail, c’est-à-dire en y apprenant quelque chose, le travailleur individuait le milieu de son travail »
Bernard Stiegler, Pour une nouvelle critique de l’économie politique (Editions Galilée, 2009). p.54
Une belle phrase de Bernard Stiegler qui correspond pleinement à certaines de mes observations et la volonté de résistance que j’observe notamment dans certains réseaux.
El libro es interesante, aunque sigue siendo demasiado arraigada en mi gusto en un desarrollo socio-económico. Sin embargo, fue anunciado en el subtítulo. Se centra fundamentalmente en los discursos que muestra los entresijos y merece romper algunos mitos, presentando una perspectiva histórica más amplia.
Narvic
ya había hablado.
Pero es sobre todo un pasaje que tiene inclinación, porque es otra paradoja de la Web 2.0 es la distinguida comunidad de iniciados y no aislados, como el discurso para argumentar lo contrario a la aparición de un participación en todo el mundo está en el mismo plano. Cuando estás en el centro, se aprende mucho y se reunió con bastante facilidad (gracias a muchas horas de trabajo) los
diferentes necesidades
que ya se ha mencionado antes.
Lo cierto es que no todos pueden dedicar mucha energía a ser una privilegiada. Y esto significa la creación de vínculos que demuestra Rébillard Frank (p.69)
"Difícil de hecho adoptadas" en ruta "tren de la publicación distribuida, cuyo viaje tiene lugar por referencia de un sitio a otro, en la que no asistió al inicio del comercio. Es difícil no sentirse "desconectado" de una comunidad cuyos miembros son en su mayoría autores del blog, y donde los visitantes ordinarios son muy pocos. Esta operación en el vacío, no necesariamente dirigida voluntaria reclusión tal, sino que a menudo conduce inevitablemente a causa de una escalada en la experiencia y los comentarios, no es probable que amplíen los blogs públicos. "(P. 69)
Todo para decir que la lista de correo es a veces más "sociales" de los blogs.
Le livre est intéressant même s’il demeure trop ancré à mon goût sur une analyse socio-économique. Toutefois, c’était annoncé dans le sous-titre. Il s’attarde surtout sur les discours dont il démontre bien les tenants et les aboutissants et a le mérite de casser certains mythes en les remettant d’en une perspective historique plus large. Narvic en avait déjà parlé.
Mais c’est surtout un passage qui a fait tilt car il correspond à un autre paradoxe du web 2.0 qui est celui de distinguer des milieux d’initiés un peu isolés alors que les discours prétendent à l’inverse à l’émergence d’une participation où tout le monde est sur le même plan .Lorsqu’on se trouve au sein du milieu, on apprend beaucoup et on satisfait assez aisément (au prix d’un grand nombre d’heures de boulot) les différents besoins que j’avais déjà mentionnés auparavant.
Il demeure que tout le monde ne peut pas consacrer autant d’énergie pour être un initié. Et qu’il faut donc créer des liens ce que démontre bien Frank Rébillard (p.69)
» Difficile en effet de prendre « en cours de route » le train de la publication distribuée, dont le cheminement s’opère par renvoi de site en site, lorsque l’on n’a pas assisté aux échanges de départ. Difficile de ne pas se sentir « déconnecté » d’une communauté dont les membres sont surtout des auteurs de blog, et où les simples visiteurs s’avèrent très peu nombreux. Ce fonctionnement en vase clos, sans forcément viser volontairement un tel enfermement, mais y conduisant souvent irrémédiablement du fait d’une surenchère dans l’expertise et les commentaires, n’est pas de nature à élargir le public des blogs. » (p.69)
Tout cela pour dire que la liste de diffusion est parfois bien plus « sociale » que les blogs.
Mientras conducen la
investigación
en la Biblioteca 2.0, debo admitir que soy un poco más de estudio en el hormigón visitando OPAC particular, en su lugar.
Uno de los BM Lyon es
un horror,
pero bueno, podemos ver desde su casa (bueno cuando funciona). Pero tal vez el acuerdo secreto con Google entregará un OPAC nuevo!
Por contra, uno de mi biblioteca en mi pueblo (helechos) es abonados ausentes ... Afortunadamente,
la biblioteca es nueva y bastante agradable,
aunque algunos miembros del personal habían confundido con la biblioteca de la prisión. Sólo ahora, no puedo ver el catálogo OPAC de no trabajar durante dos meses ... Debido a que el servidor está fuera y la señora que me preguntó el por qué al cómo sabía poco más y provocó problemas eléctricos . El
portal o sitio web
también es inaccesible.
L a Biblioteca 2.0 no está dispuesto a llegar a Fougeres, a menos que en el diseño de alguna biblioteca 2.0, tanto los préstamos automáticos!
Todos para decir, con una brigada de intervención, como Daniel Bourrion imaginar, este problema podría evitarse .... Podría ser como si algunos directivos son realmente competentes con una técnica de base, que sería mejor. Demasiado a menudo oigo a la gente se queja de que nunca el OPAC de trabajo.
Si hubiera un poco más de un pocos bibliotecarios 2.0, y eficaz, que sería bueno también.
Alors que je mène l’enquête sur la bibliothèque 2.0, je dois bien avouer que je crains un peu la poursuite de l’étude dans le concret en allant voir notamment les OPAC en place.
Celui de la BM de Lyon est une horreur, mais bon on peut le consulter de chez soi (enfin quand il fonctionne). Mais peut-être, l’accord secret avec Google prévoit la livraison d’un nouvel OPAC !
Par contre, celui de ma bibliothèque de ma ville (Fougères) est aux abonnés absents…heureusement, la médiathèque est récente et plutôt agréable même si certains personnels ont du confondre la bibliothèque avec l’administration pénitentiaire. Seulement voilà, je ne peux jamais consulter le catalogue car l’OPAC ne fonctionne pas…depuis deux mois because le serveur est out et la dame à qui j’ai demandé le comment du pourquoi n’en savait guère plus et évoquait des problèmes électriques. Le portail ou site est donc également inaccessible.
L a bibliothèque 2.0 n’est pas prête d’arriver à Fougères, à moins que dans la conception de certains, la bibliothèque 2.0, ce soit les automates de prêts !
Tout cela pour dire, qu’avec une brigade d’interventions telle que l’imagine Daniel Bourrion, ce genre de problème pourrait être évité…. Il pourrait l’être aussi si certains managers étaient vraiment compétents avec quelques notions de technique, ça irait mieux. J’entends trop souvent des personnes qui se plaignent que les OPAC ne fonctionnent jamais.
S’il y avait un peu plus de bibliothécaires un peu 2.0, et efficaces, ce serait chouette aussi.
El fin de la biblio-en vino hace unos meses. Trágico acontecimiento, pero que parecía una opción deseable, porque se temía que la biblio-fr finalmente se enferma como algunos mensajes molestos pululaban aunque molesta para algunos podrían suscitar en los demás. En resumen, nos
todo un poco cansado.
Pero sólo ahora, el tiempo pasa y yo me pregunto: ¿qué son ahora miles de suscriptores, la mayoría de no escribir nunca en otro lugar. Si bien la infopollution se puso en nuestros mensajeros con estos puestos sin fin, pero hemos hecho la lista de servicios. Y en mi situación, estoy muy molesto porque llevo
una investigación
en la biblioteca de la 2.0 que tiene problemas para despegar porque no hay una biblio-en difundir ampliamente.
Me doy cuenta más y más que el final de biblio-FR es mucho más que el final de una lista de correo. Se ha incluido innumerables consecuencias sociológicas y científicas (sí, yo todavía pienso en mi investigación ...)
Biblio en-actuó como el mortero fue tal vez no de gran finura, pero era robusto y eficaz. De hecho, si uno está de acuerdo o no está de acuerdo, podríamos discutir y argumentar sobre el ágora, la plaza pública de INFODOC y bibliotecas que constituyen biblio-fr. Todo el mundo puede escribir un pequeño mensaje sin tener que abrir un blog.
Las discusiones fueron más animado que en los blogs, con más reacciones incluyendo aquellos que reaccionan comentarios poco en los blogs.
Todo el mundo puede ser un poco alertados por los encabezados de los mensajes, aunque para algunas palabras de otros lugares como RSS, Web 2.0, API, y el resto del tráfico y en ocasiones un poco de miedo. Hoy en día, me temo que muchos lo hacen prácticamente cualquier consultor blog, creo que todo esto ha desaparecido.
Aunque la mayoría de los usuarios parecen pasivas, pero al menos se puede esperar para ser leído. También quiero mostrar un mensaje en la biblio-fr implica a la vez en su sitio web y blog, cientos o incluso miles de visitas. Esto es mucho menos frecuente ahora.
Así que ciertamente no es ahora el flujo lógico que parecen hacer obsoleto el correo electrónico y la lista de correo, pero todavía tenemos que admitir que la lista de correo electrónico y mantener sus virtudes. Que puedo hacer sin agregadores de varios días, pero no por correo. Por otra parte, al estar en todas partes, terminan por desaparecer en los agregadores, se desglosarán en las redes sociales, y nos encontramos todos en twitter rompecabezas tan dispersas. Google finalmente aprender más acerca de nosotros de lo que sabemos acerca de nosotros mismos!
¿Qué puedo decir, salvo que la entrega diaria de biblio-es no me he perdido el principio. ¡Qué alivio, ¿qué decisión ecológica, pensé. Pero creo que ahora toda la comunidad, de manera dispersa granada. También me preocupa la biblioteca de la "vieja" que facilitó algunas discusiones en la lista. Algunos ahora creen
todo volvió a la normalidad y que la cataloblog iluminado y el intercambio de catalogación están muertos. Probablemente son conscientes de la existencia de
bibliolab
y no han dado cuenta de que la guía perdido tu siervo ha pasado 10 años desde que no veía el momento de pasar tan rápido. (yo, para el caso ...)
En resumen, parece ser más de una biblioteca del club VIP, bloggers y otros twitteux. Sólo ahora, a este ritmo, el aburrimiento y la complacencia al acecho. Peores de la comunidad de bloggers de lamentar la falta de debate interno, podría dar lugar a la aparición de grupos rivales, entre ellos el de
Silvere Mercier
quien se enfrentaría ahora era
Daniel Bourrion.
La fin de biblio-fr est arrivée il y a quelques mois. Évènement tragique, mais qui semblait un choix opportun car on craignait que biblio-fr finisse par devenir mauvais tant certains messages ennuyeux y pullulaient même si l’ennuyeux pour certains pouvaient en passionner d’autres. Bref, on en avait tous un peu marre.
Mais seulement voilà, le temps passe et je m’interroge : que sont-ils devenus ces milliers d’abonnés, la plupart n’écrivant jamais d’ailleurs. Certes l’infopollution était de mise dans nos messageries avec ces messages sans fin mais cette liste nous rendait des services. Et dans ma situation présente, je suis bien embêté car je mène une enquête sur la bibliothèque 2.0 qui a bien du mal à décoller car il n’y pas biblio-fr pour la diffuser à grande échelle.
Je me rends compte de plus en plus que la fin de biblio-fr est bien plus que la fin d’une liste de diffusion. Elle a des conséquences innombrables notamment sociologiques et scientifiques (oui je pense encore à mon enquête…)
Biblio-fr jouait le rôle de mortier, c’était peut-être pas de la grand finesse, mais c’était robuste et efficace. En effet, qu’on soit d’accord ou pas d’accord, on pouvait débattre et se disputer sur l’agora, le lieu public de l’infodoc et des bibliothèques que constituait biblio-fr. Toute le monde pouvait écrire un petit message sans avoir besoin d’ouvrir son blog.
Les débats étaient plus animés que sur les blogs, avec plus de réactions notamment de personnes qui réagissent peu en commentaires sur les blogs. Tout le monde pouvait être un peu alerté par les entêtes des messages même si pour certains des mots venus d’ailleurs comme flux rss, web 2.0, API, et autres circulaient parfois et leur faisaient un peu peur. Aujourd’hui, je crains que beaucoup ne consultant quasiment aucun blog, pensent que tout cela a disparu.
Certes la majorité des usagers semblait passive mais au moins on pouvait espérer être lu. J’en tiens pour preuve d’ailleurs qu’un message sur biblio-fr entrainait aussitôt sur votre site et blog, des centaines voire des milliers de visites. Ce qui est bien plus rare actuellement.
Alors, certes il y a désormais les logiques de flux qui semblent rendre caduques la messagerie et la liste de diffusion, mais quand même il faut avouer que la liste et la messagerie électronique conservent leurs vertus. Je peux me passer d’agrégateurs de flux pendant plusieurs jours, mais pas de messagerie. D’autre part, à force d’être partout, on finit par se disperser sur les agrégateurs, se ventiler sur les réseaux sociaux, et on se retrouve aux quatre coins de twitter éparpillé façon puzzle. Google finit par en savoir plus sur nous que nous n’en savons sur nous-mêmes!
Que dire si ce n’est que la livraison quotidienne de biblio-fr ne m’a pas manqué du tout au début. Quel soulagement, quelle décision écologique, je pensais. Mais je songe maintenant à l’ensemble de la communauté, dispersée façon grenade. Je m’inquiète aussi pour les « vieilles bibliothécaires » qui ont animé certains débats sur la liste. Certaines pensent désormais que tout est revenu normal et que les illuminés du cataloblog et de la mutualisation du catalogage sont morts. Elles ne sont sans doute pas au courant de l’existence du bibliolab et ne se sont pas rendues compte que le guide des égarés de votre serviteur a déjà 10 ans car elles ne voient pas le temps passer si vite. (moi non plus d’ailleurs…)
Bref, on a l’impression de n’être plus qu’un club VIP de la bibliothéconomie, des blogueurs et autres twitteux. Seulement voilà, à ce rythme là, l’ennui et l’autosatisfaction nous guettent. Pire la communauté de blogueurs déplorant l’absence de débats internes pourraient entraîner l’émergence de bandes rivales avec notamment celle de Silvère Mercier qui affronterait dès lors celle de Daniel Bourrion.
Je songe aussi aux fans, à ceux qui en ont développé des addictions, notamment ceux qui lisaient tous les messages car ils avaient peur de rater quelque chose d’essentiel, ou ceux qui étaient persuadés de trouver trace d’une conspiration ou de traces de communication extra-terrestre. Beaucoup d’autres, et j’en fus, scrutaient biblio-fr dans l’espoir d’y trouver de précieuses annonces d’emplois. Il y a sans doute des fans déçus qui se contentent d’examiner les archives afin d’avoir leur dose quotidienne.
Je crois que la dépression biblioférique est un phénomène peu étudié car biblio-fr c’était une communauté, une communauté de pratiques certainement mais sans doute bien plus encore, un écho, un lieu où se tissaient des liens, où se jouaient certaines transmissions.
Désormais que faire ? Mais vous vous en doutez déjà, je n’ai qu’une chose à dire : il faut recréer biblio-fr !
Je sais qu’Hervé conserve l’adn de biblio-fr et qu’il peut refaire renaître la liste . Il est évident qu’il faudra l’imaginer quelque peu différente avec quelques manipulations pour l’améliorer. Sara Aubry reviendra telle Sigourney Weaver dans Alien, et s’il le faut on lui fera des injections ( à la liste, pas à Sarah) de bouillon ou de nectar.
D’ailleurs combien de personnes autrefois abonnées à biblio-fr connaissent le bouillon et le nectar ? Combien seraient-elles si biblio-fr existait encore ?